Des F-16 « Made in Morocco » ? Le projet fou avec l’Inde pour transformer Ben Guerir en hub militaire !
Le Maroc et l’Inde lancent un projet industriel stratégique près de Ben Guerir pour l’assemblage et la maintenance d’avions de combat. Ce partenariat vise la modernisation des F-16 et l’autonomie technologique du Royaume dès 2027.
Les Forces Armées Royales (FAR) s’allient à la société indienne Hindustan Aeronautics Limited (HAL) pour créer une unité industrielle aéronautique d’envergure. Implanté à proximité de la base aérienne de Ben Guerir, ce site se concentrera sur l’assemblage, l’entretien et la modernisation d’avions de chasse, en particulier les F-16. Cette coopération repose sur un transfert de technologie destiné à renforcer les capacités productives de l’industrie de défense marocaine.
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Le calendrier opérationnel prévoit un démarrage des activités dès 2027, avec une pleine capacité attendue pour 2028. Le projet inclut également des programmes de formation pour les ingénieurs marocains afin de nationaliser l’expertise technique dans l’aviation militaire. L’objectif est de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des partenaires extérieurs tout en ouvrant, à plus long terme, la voie à d’éventuelles exportations de matériel militaire.
Ce rapprochement confirme l’importance de l’Inde comme partenaire stratégique pour Rabat. Cette unité aéronautique fait suite à l’ouverture d’une usine Tata à Berrechid pour la production de véhicules blindés, la première installation de défense indienne hors de ses frontières. Parallèlement, New Delhi a décidé d’ouvrir un bureau d’attaché militaire à son ambassade au Maroc pour étendre leur coopération à la cybersécurité et à la lutte contre le terrorisme.
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Le Royaume cherche à adopter le modèle indien basé sur l’autosuffisance en matière de fabrication militaire. En s’appuyant sur l’expérience de l’Inde, dont les exportations de défense atteignent 14 milliards de dollars, le Maroc souhaite diversifier ses partenaires tout en garantissant son autonomie. Ce cadre légal de coopération permet d’envisager, après les véhicules blindés, la production d’équipements de plus en plus complexes sur le sol national.