Le Maroc achète aussi à Israël de quoi passer à l’offensive
Les achats militaires marocains en Israël couvrent aussi les capacités de frappe. Drones, artillerie et renseignement complètent la défense aérienne, selon une analyse publiée ce 1er octobre par JNS.
Rabat acquiert à la fois des moyens défensifs et offensifs, explique un observateur occidental interrogé par JNS. Il décrit une coopération couvrant également les capteurs, la surveillance et la reconnaissance.
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Ainsi, les systèmes Barak protègent contre les menaces aériennes, tandis que les drones et l’artillerie renforcent les moyens de reconnaissance et de frappe. JNS mentionne notamment les drones Hermes, les obusiers ATMOS et les lance-roquettes PULS.
Cette coopération a changé la répartition des fournisseurs du royaume. Selon le SIPRI, Israël représente 24 % du volume des importations marocaines d’armes majeures sur la période 2021–2025. Il arrive derrière les États-Unis, à 60 %, mais devant la France, à 10 %.
Une coopération qui dépasse les achats d’armes
L’analyse évoque aussi le financement de ces acquisitions. L’observateur affirme qu’une partie des fonds vient du Golfe. Il y voit une dimension régionale de la coopération, au-delà de la relation entre Rabat et Israël.
Les échanges militaires disposent depuis novembre 2021 d’un cadre formalisé, avec un accord couvrant le renseignement, la formation et le soutien logistique. Les commandes d’équipements s’inscrivent dans ce rapprochement.
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Les industriels israéliens présenteront leurs offres au Marrakech Airshow, du 7 au 10 octobre. On annonce la participation d’IAI, d’Elbit Systems, de Rafael, de Xtend et d’UVISION, avec des drones, des systèmes de défense aérienne, des armes de précision et des technologies satellitaires.