Maroc-Israël : un plan militaire "choc" validé
Cinq ans après la signature des accords d’Abraham, Rabat et Tel-Aviv franchissent un nouveau cap avec la validation d’un plan de travail militaire commun pour l’année 2026. Cette alliance, qui dépasse désormais le cadre diplomatique pour s’ancrer dans une coopération industrielle et sécuritaire profonde, redéfinit les équilibres de forces en Afrique du Nord.
Le partenariat stratégique entre le Royaume et l’État hébreu s’est intensifié lors de la troisième réunion du Comité militaire conjoint tenue au début du mois de janvier 2026. Ce nouvel accord cadre prévoit une accélération des transferts technologiques et une coordination accrue des objectifs sécuritaires entre les deux nations. Au-delà des simples livraisons d’équipements, les deux partenaires projettent désormais le développement conjoint de systèmes de défense aérienne, de drones de nouvelle génération et de technologies satellitaires partagées, marquant une rupture qualitative majeure dans leurs relations militaires.
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Cette montée en puissance propulse Israël au rang de troisième fournisseur d’armes du Maroc, derrière les États-Unis et la France. La dépendance technique est particulièrement marquée dans le secteur de la défense antiaérienne, puisque plus de la moitié des missiles livrés au Royaume proviennent désormais de l’industrie israélienne. Ce renforcement capacitaire, soutenu par le développement de lignes de production locales de drones, permet au Maroc de moderniser ses forces armées et d’affirmer sa souveraineté sur le Sahara occidental, une position diplomatique renforcée par la reconnaissance explicite de Tel-Aviv.
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Sur le plan économique et social, le rapprochement s’appuie sur des racines historiques profondes, malgré les tensions régionales persistantes liées au conflit à Gaza. Si les flux touristiques directs marquent le pas, la coopération technique s’intensifie dans des secteurs critiques comme l’agriculture de précision et la gestion de l’eau en milieu aride. Israël mise également sur les gisements de phosphates marocains pour sécuriser sa production d’engrais, consolidant ainsi un axe de coopération civile qui complète les impératifs de défense nationale.