Maroc : L’activité économique doit son salut aux champs
Portée par le secteur agricole, l’économie marocaine affiche une croissance de 4,9 % en 2025. Cette dynamique permet de compenser le ralentissement de la consommation des ménages et des autres activités de services.
L’activité nationale doit son salut aux champs. Après une période marquée par une forte contraction, l’agriculture enregistre un bond exceptionnel de 8,2 %. Cette performance propulse l’ensemble du secteur primaire, et ce, malgré la chute drastique de 13 % subie par la pêche. Conséquence directe de cette embellie rurale : le Produit Intérieur Brut (PIB) global accélère pour dépasser les 4,4 % comptabilisés lors de l’exercice précédent.
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Cette vitalité masque l’essoufflement du reste de l’économie, dont la progression plafonne à 3,9 %. L’industrie et le bâtiment voient leur rythme se tasser. Le secteur tertiaire freine également sa course, s’établissant à 4,3 %. Les transports, l’hébergement, la restauration ou encore les services financiers et informatiques tournent au ralenti en comparaison avec l’année 2024.
Dans ce climat contrasté, la demande intérieure perd de sa vigueur. La consommation finale des foyers freine brutalement, avec une hausse limitée à 1,2 %, alors que le niveau général des prix s’est apprécié de 1,6 %. À l’inverse, l’effort d’investissement global s’emballe en grimpant de 16,3 %, précise le Haut-Commissariat au Plan dans son analyse des comptes de la nation.
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Au niveau international, les échanges extérieurs continuent de pénaliser la balance globale, bien que leur impact défavorable s’atténue. Les importations bondissent de 9 %, surpassant la hausse des exportations. Au final, l’épargne dégagée ne suffit pas à couvrir le niveau des investissements. Le besoin de financement de l’économie se détériore logiquement, passant de 1,2 % à 2,5 % du PIB en seulement un an.