Maroc : les bases américaines ne disent pas encore leur nom
Un projet de loi examiné au Sénat américain demande au Pentagone d’étudier la création de nouveaux sites de sécurité au Maroc. Ces installations serviraient à renforcer la préparation conjointe et la capacité de réaction aux crises régionales.
La mesure figure dans la version sénatoriale du budget américain de la défense pour 2027. Elle ne prévoit pas encore l’ouverture de bases militaires américaines, mais impose l’élaboration d’options pour établir des « sites de sécurité coopérative » sur le territoire marocain.
Sur Bladi.net : En Afrique, Washington lâche la France et mise sur le Maroc
Selon le projet de loi publié par le gouvernement américain, le secrétaire à la Défense devrait présenter au Congrès, dans les 180 jours suivant une éventuelle promulgation, un plan destiné à approfondir la coopération militaire avec Rabat. Cette feuille de route doit s’inscrire dans le partenariat de défense Maroc–États-Unis prévu pour la période 2026-2036.
D’anciennes pistes américaines dans le viseur
Le texte demande aussi d’évaluer la possibilité de partager les coûts de rénovation de pistes autrefois utilisées au Maroc par le Strategic Air Command américain. Leur localisation et l’ampleur des travaux envisagés ne sont pas précisées.
Washington veut également étudier la création d’un vaste complexe d’entraînement multidomaine et poursuivre la modernisation des Forces armées royales par l’acquisition d’équipements militaires américains. Le projet prévoit en parallèle un centre d’excellence consacré aux drones.
Sur Bladi.net : Le Maroc et les États-Unis préparent le champ de bataille de 2030
Les exercices comme African Lion pourraient enfin être élargis à la cybersécurité, aux opérations de drones et de lutte antidrones, aux technologies sous-marines, à la guerre hybride et aux capacités militaires utilisant l’intelligence artificielle. Ces orientations restent toutefois suspendues à l’adoption définitive du texte par le Congrès et à sa promulgation.