Le Maroc bouscule l’Espagne aux États-Unis
L’huile d’olive marocaine progresse fortement aux États-Unis, alors que l’Espagne voit son produit phare subir la pression des droits de douane et de nouveaux concurrents méditerranéens. Les volumes marocains restent modestes, mais leur hausse commence à faire peur.
L’Espagne garde une place dominante dans les rayons américains, mais elle voit monter de nouveaux concurrents sur son produit star : l’huile d’olive. Le Maroc et la Tunisie profitent d’un contexte commercial plus favorable pour renforcer leurs ventes aux États-Unis.
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Le cas marocain est le plus spectaculaire en pourcentage. Les exportations d’huile d’olive marocaine vers le marché américain auraient progressé de 148 % sur les premiers mois de l’année, pour atteindre environ 3 000 tonnes.
Selon les données citées par AS, cette progression intervient alors que le marché américain de l’huile d’olive reste l’un des plus importants au monde, derrière l’Espagne en matière de consommation.
Le Maroc bénéficie aussi d’un avantage tarifaire. Dans le contexte des droits de douane décidés par l’administration Trump, Rabat se retrouve soumis à un taux de 10 %, présenté comme le minimum appliqué, quand d’autres pays méditerranéens supportent des surtaxes plus lourdes.
L’Espagne reste loin devant
La percée marocaine ne signifie pas que le Maroc menace déjà les grands fournisseurs. Avec environ 3 000 tonnes, il reste très loin de l’Espagne, de l’Italie ou encore de la Turquie. Mais la dynamique inquiète, car elle intervient au moment où les exportations espagnoles et italiennes souffrent.
Les importations américaines d’huile d’olive auraient reculé de 9 % sur les premiers mois de l’année, à 142 000 tonnes. L’Italie aurait vu ses ventes chuter de 40 % vers son principal marché international, tandis que l’Espagne a déjà alerté sur les effets des barrières douanières.
La Tunisie progresse aussi fortement, avec une hausse de 47 % et près de 60 000 tonnes vendues aux États-Unis. Mais contrairement au Maroc, elle est confrontée à des droits de douane plus élevés.
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Pour le Maroc, cette hausse reste donc une opportunité commerciale à surveiller. Le royaume n’a pas encore les volumes des grands exportateurs, mais il gagne en visibilité sur un marché stratégique, au moment où l’huile d’olive espagnole traverse une période plus délicate.