Maroc : les chirurgiens retirent 27 % du poids d’une adolescente

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Une adolescente de 15 ans souffrant d’une maladie rare a subi au Maroc une réduction mammaire exceptionnelle. Les chirurgiens ont retiré 16,5 kilos de tissus, soit 27 % de son poids, lui permettant de retrouver sa mobilité et de ne plus souffrir du dos.

Pendant deux ans, la poitrine de l’adolescente avait augmenté de manière rapide et excessive. Âgée de 15 ans, mesurant 1,60 mètre pour 62 kilos, elle souffrait d’une gigantomastie juvénile, une anomalie rare qui apparaît pendant la puberté.

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Cette croissance extrême provoquait des douleurs lombaires chroniques, des troubles de la posture et d’importantes difficultés pour marcher ou accomplir les gestes du quotidien. La jeune fille s’était également isolée socialement en raison de son mal-être et de la dégradation de son image corporelle.

Les examens réalisés par l’équipe d’endocrinologie n’ont pourtant révélé aucune anomalie hormonale. La cause exacte de la maladie reste mal comprise, mais une sensibilité excessive des tissus mammaires aux œstrogènes est régulièrement évoquée.

Selon l’étude publiée dans le Journal of Surgical Case Reports, les médecins ont retiré au total 16,5 kilos de tissus : 8,5 kilos du côté droit et 8 kilos du côté gauche. Ce volume représentait environ 27 % du poids de l’adolescente et place ce cas parmi les plus importants jamais décrits chez une patiente de cet âge.

Sept heures au bloc opératoire

L’intervention a duré sept heures. Son ampleur a entraîné une importante perte de sang et un choc hypovolémique, obligeant les médecins à pratiquer une transfusion et à placer l’adolescente sous surveillance en réanimation pendant la première nuit.

Dès la semaine suivant l’opération, la patiente ne ressentait toutefois plus de douleurs au dos. Sa mobilité s’était nettement améliorée, tout comme son état psychologique.

Une complication est ensuite apparue avec une nécrose partielle des mamelons et des aréoles, c’est-à-dire la détérioration de certains tissus insuffisamment irrigués. Les chirurgiens ont attendu sept mois avant de procéder à une reconstruction à partir d’une greffe de peau prélevée dans la région de l’aine.

Huit mois après l’intervention, les médecins font état d’un résultat fonctionnel et esthétique satisfaisant. Les analyses des tissus retirés n’ont par ailleurs montré aucun signe de cancer.

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Un suivi à long terme reste nécessaire, car une nouvelle croissance peut survenir sous l’effet de futures stimulations hormonales. L’équipe médicale insiste également sur l’importance d’un accompagnement psychologique pour les adolescentes confrontées à cette maladie physiquement invalidante et particulièrement difficile à vivre.