Le Maroc a fait chuter la déscolarisation, mais 570 000 adolescents et jeunes restent hors de l’école

- 05h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc a fortement réduit la déscolarisation depuis le début des années 2000, mais 570 000 adolescents et jeunes restaient encore hors de l’école en 2023. L’Unesco souligne à la fois l’ampleur des progrès accomplis et les difficultés qui persistent dans le secondaire.

La progression est particulièrement nette chez les adolescents ayant l’âge du collège. Leur taux de non-scolarisation est passé de 42 % en 2000 à seulement 6 % en 2023, soit une baisse de 85 %.

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Chez les jeunes ayant l’âge du lycée, l’amélioration est également importante, mais le retard reste plus marqué : le taux est passé de 63 % à 23 % sur la même période.

Le secondaire reste le principal point faible

L’Unesco note que le Maroc, qui affichait en 2000 des résultats moins bons que la moyenne des pays à revenu intermédiaire inférieur, a désormais rejoint les niveaux observés dans les pays à revenu intermédiaire supérieur pour ces indicateurs.

Cette progression s’est accompagnée d’une forte augmentation des infrastructures. Entre 1999-2000 et 2023-2024, le nombre de collèges publics est passé de 941 à 2 024. Celui des lycées publics a presque triplé, de 537 à 1 505.

Le maintien des élèves dans le système reste toutefois difficile. L’Unesco relève notamment la persistance du redoublement dans le secondaire. Au collège, son taux avait atteint 23 % en 2019 avant de reculer.

Le Maroc a aussi développé les écoles de la deuxième chance et des dispositifs visant à repérer plus tôt les élèves menacés de décrochage. En 2024-2025, près de 18 000 jeunes ont rejoint ces programmes, dont 72 % ont ensuite été réintégrés dans l’enseignement, la formation professionnelle ou l’emploi.

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L’enjeu dépasse d’ailleurs la seule déscolarisation : 2,9 millions de Marocains de 15 à 29 ans ne travaillaient pas, n’étudiaient pas et ne suivaient aucune formation en 2023. Pour l’Unesco, le défi est désormais moins d’ouvrir les portes de l’école que de maintenir davantage de jeunes dans le système jusqu’à la fin du secondaire.