Le Maroc, l’une des dernières oasis pour les vacanciers russes cet été
Cet été, les vacanciers russes font face à un choix de destinations drastiquement réduit. Avec la suppression de nombreuses liaisons aériennes, le Maroc s’impose comme l’un des rares pays encore accessibles en vol direct depuis la Russie.
Les possibilités d’évasion s’amenuisent sévèrement pour les voyageurs moscovites. D’ici juin 2026, seule une trentaine de nations resteront desservies sans escale, représentant une chute d’un quart par rapport à l’hiver précédent. Dans ce paysage aérien restreint, le Maroc tire son épingle du jeu. Il figure dans la courte liste des territoires préservés, aux côtés de la Turquie ou de l’Égypte, tandis que d’autres lignes vers l’Algérie, les Seychelles ou Cuba ont été purement et simplement rayées du programme estival des compagnies.
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Cette contraction spectaculaire du trafic s’explique par un cocktail de contraintes conjoncturelles et sécuritaires. Selon les données relayées par Air Journal, l’envolée des prix du kérosène, couplée aux récentes détériorations au Moyen-Orient, pousse les professionnels à revoir leurs offres. Au final, en excluant les zones jugées inadaptées à l’accueil massif de vacanciers, les citoyens russes n’ont plus le choix qu’entre une quinzaine d’options viables pour leurs congés.
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Ce repli contraint vers des destinations directes comme le Maroc est accentué par la complexité des alternatives. D’un côté, le tourisme intérieur souffre : les stations balnéaires de la mer Noire voient leurs réservations chuter, pénalisées par des pollutions pétrolières consécutives à des frappes de drones. De l’autre, rejoindre les pays européens relève du parcours du combattant, imposant des billets hors de prix et des correspondances interminables qui illustrent un isolement aérien plus sévère qu’à l’époque de la Guerre froide.