Vols vers le Maroc : mauvaise nouvelle pour les MRE cet été
Les vacanciers et les membres de la diaspora en route pour le royaume vont devoir mettre la main au portefeuille. Frappées de plein fouet par l’envolée des cours du kérosène, intimement liée à la fermeture du détroit d’Ormuz et au conflit au Moyen-Orient, les compagnies aériennes européennes suffoquent.
Ainsi, le patron de l’Association du transport aérien international (IATA), Willie Walsh, l’affirme sans détour : l’augmentation globale des tarifs s’avère inévitable pour compenser ces factures énergétiques exorbitantes qui pèsent sur les liaisons internationales.
Sur Bladi.net : Billets d’avion : hausse vertigineuse des prix pour les vols vers le Maroc
Si quelques transporteurs ont récemment cassé leurs prix pour relancer une demande atone, cette stratégie commerciale d’urgence vit ses dernières heures. Le secteur de l’aviation ne peut techniquement plus absorber de tels surcoûts sur le long terme. La situation devient particulièrement critique à l’approche de la haute saison estivale, période charnière où le volume des vols et les besoins en carburant bondissent de 25 %. L’Europe et le Royaume-Uni, d’ordinaire extrêmement dépendants des importations de cette région sous tension, cherchent désespérément des alternatives pour éviter la pénurie en plein pic de fréquentation.
Sur Bladi.net : MRE et vacances d’été : Le choc pétrolier qui risque de vider les vols vers le Maroc
Cette flambée tarifaire ne sera pas un simple mauvais cap estival à passer pour les voyageurs. Même en cas de réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, le mal est profond. Les perturbations logistiques et les dommages subis par les infrastructures de raffinage dans le Golfe empêcheront toute baisse rapide des prix à la pompe pour les avions. Les MRE planifiant un séjour au Maroc doivent s’y préparer : cette crise va s’installer dans la durée, avec des répercussions directes sur le coût des billets d’avion qui se feront rudement ressentir jusqu’à l’année prochaine.