Fuyant la guerre, les touristes boudent le Moyen-Orient : le Maroc peut-il en profiter cet été ?

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Les touristes évitent le Moyen-Orient pour l’été 2026 en raison de la guerre. Ce report massif vers les destinations du sud de la Méditerranée interroge : le Maroc pourra-t-il capter une partie de cette nouvelle dynamique régionale ?

La guerre impliquant l’Iran bouleverse les projets de vacances. Les voyageurs annulent leurs séjours au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale, fuyant les zones de conflit. Cette région, qui attire normalement 181 millions de visiteurs par an, subit une baisse brutale de son attractivité, avec une chute marquée des recherches de vols vers les Émirats arabes unis.

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Les touristes cherchent des alternatives plus sûres et se tournent vers le sud de la Méditerranée, selon les données rapportées par Reuters. L’Espagne et le Portugal en sont les premiers bénéficiaires, affichant des hausses de réservations de vols de 32 % et 21 %. Cette tendance illustre un fort « effet refuge » dont pourraient profiter d’autres pays de la région, comme le Maroc.

Ce transfert massif de voyageurs représente une véritable aubaine financière. L’industrie touristique espagnole calcule que cette clientèle détournée pourrait rapporter 4,2 milliards d’euros supplémentaires cette année. Ces chiffres record posent la question des retombées économiques potentielles pour les pays voisins du bassin sud-méditerranéen face à cette demande inédite.

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Toutefois, la prudence reste de mise pour cette saison estivale. Le blocage du détroit d’Ormuz menace de faire exploser les prix du carburant pour les avions et de perturber le trafic mondial. Jorge Marichal, président d’une association hôtelière, prévient : « Tout dépendra de ce qui se passera dans le détroit d’Ormuz, car toutes ces prévisions pourraient s’envoler ».