Mauvaise nouvelle pour les clients de Royal Air Maroc : les prix des billets risquent de flamber
Si le ciel du Moyen-Orient reste obstrué par les nuages de la crise, la Royal Air Maroc (RAM) semble pour l’heure maintenir son cap financier. Malgré la suspension prolongée de ses liaisons vers les hubs du Golfe et une facture énergétique qui s’emballe, la compagnie nationale limite les dégâts, là où ses concurrentes régionales s’enfoncent dans le rouge.
Selon des confidences recueillies par Hespress auprès d’une source interne à la compagnie, les pertes accumulées par le transporteur national ne seraient pas jugées « significatives » à ce stade. Certes, le pavillon marocain n’échappe pas à la dégradation générale du secteur aérien mondial, mais il parvient à absorber l’onde de choc de l’arrêt total des vols vers Dubaï et Doha. Pour l’heure, aucun calendrier de reprise n’est à l’ordre du jour, alors que l’incertitude plane sur d’éventuelles opérations terrestres en Iran.
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Le véritable défi ne se situe toutefois pas uniquement sur les pistes de décollage, mais dans les cuves des appareils. La RAM, à l’instar de ses pairs, fait face à une flambée vertigineuse du prix du kérosène, lequel aurait triplé sous l’effet des tensions internationales. Si les compagnies basées au Moyen-Orient subissent de plein fouet l’asphyxie de leur réseau de transit, la RAM doit composer avec cette ardoise énergétique qui pèse de plus en plus lourd dans ses coûts d’exploitation.
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Pour les voyageurs, le répit pourrait être de courte durée. Si la grille tarifaire n’a pas encore subi de révision majeure ce mercredi 1er avril, la direction de la compagnie prévient qu’un maintien prolongé des prix élevés du carburant aura un impact inévitable sur le coût des billets. Les lignes long-courriers, celles dépassant les sept heures de vol, sont les premières cibles potentielles de ces futurs ajustements. En attendant, la RAM scrute l’horizon, misant sur sa résilience pour traverser cette zone de turbulences sans sacrifier sa stratégie de croissance.