Le Maroc ferme un peu la porte à l’ail espagnol, ses producteurs demandent à l’Europe de prendre exemple

- 16h00 - Espagne - Ecrit par : Said A.

Le Maroc soumet l’importation d’ail frais à un système de licences. Les producteurs espagnols craignent que leurs ventes en pâtissent. Leur association reconnaît pourtant au royaume le droit de protéger son marché et demande à l’Union européenne de suivre son exemple.

L’Association nationale des producteurs et négociants d’ail espagnols (ANPCA) dit avoir découvert une circulaire marocaine instaurant ces licences sans que la filière en ait été informée auparavant, rapporte AgroCLM. La mesure concerne l’ail frais importé, quelle que soit sa provenance.

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Pour les entreprises espagnoles, le marché marocain compte notamment en raison de l’intérêt des consommateurs pour leur ail violet. L’ANPCA estime que la nouvelle formalité pourrait compliquer leurs ventes au Maroc.

Mais l’association comprend la logique de la décision : un pays peut contrôler les importations pour défendre ses producteurs. Son reproche vise Bruxelles, qu’elle juge moins réactif face aux difficultés de la filière européenne.

Les producteurs espagnols interpellent l’Union européenne

L’ANPCA rappelle que l’Union européenne applique depuis 2001 un droit de douane de 1 200 euros par tonne à l’ail importé hors contingent. Resté inchangé pendant vingt-cinq ans, ce montant aurait perdu, selon elle, une partie de son effet protecteur.

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La filière demande donc des mesures européennes plus efficaces contre la concurrence des importations. Cette revendication rejoint les appels d’autres producteurs européens à protéger leurs cultures, notamment dans le secteur de la tomate.