Maroc : la figue de barbarie devient un produit de luxe
Autrefois prisée par les foyers modestes, la figue de barbarie affiche désormais des tarifs exorbitants. Cette envolée, alimentée par la spéculation et les insectes ravageurs, prive les Marocains de ce fruit traditionnel.
La flambée s’explique avant tout par une explosion des tarifs de gros. Autrefois négociée entre 75 et 100 dirhams, la caisse se vend aujourd’hui entre 600 et 900 dirhams. Les vendeurs dénoncent la mainmise des intermédiaires et des spéculateurs sur la chaîne de distribution, estimant que les agriculteurs ne profitent nullement de cette inflation. À ce dysfonctionnement s’ajoutent les lourds dégâts causés par la cochenille sur les cultures. Face à cette conjoncture, les commerçants réclament des explications claires de la part des autorités compétentes.
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Sur les marchés, le choc est brutal pour le portefeuille des Marocains. L’unité s’écoule désormais entre 8 et 10 dirhams, transformant un produit historiquement populaire en un bien hors de portée pour les faibles revenus. Les clients se contentent souvent de s’enquérir du tarif de loin avant de rebrousser chemin. Un commerçant confie à Al3omk même avoir offert des fruits à une femme enceinte incapable de les payer. « Les prix actuels sont déraisonnables », s’indigne un vendeur avec plus de dix ans de métier, constatant que sa propre marge bénéficiaire s’est drastiquement réduite.
Sur Bladi.net : Maroc : le fruit des pauvres devenu un luxe
Malgré cette crise tarifaire inédite, l’horizon pourrait s’éclaircir. Les professionnels du secteur anticipent une baisse des prix d’ici quelques semaines, portée par l’arrivée de nouvelles récoltes qui viendront renflouer les étals. Ces mêmes acteurs économiques appellent à encourager vigoureusement cette culture. Ils considèrent la plantation de figuiers de barbarie comme une filière agricole très prometteuse, forte d’une demande constante et d’un potentiel financier indéniable.