Le Maroc à l’heure des centres d’appels

- 05h04 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le phénomène a été très rapide. Inexistants il y a dix ans, les centres d’appels, principalement délocalisés d’Europe et tout particulièrement de France sont désormais incontournables au Maroc. Installés traditionnellement à Casablanca, ils apparaissent de plus en plus dans d’autres villes comme Marrakech, Tanger, Fès, Rabat, et Oujda.

Que ce soit pour démarcher des clients (télévente) ou pour assurer le service après-vente (télé-assistance), ou donner des renseignements. Les secteurs les plus actifs dans ce domaine depuis les années 1997-1998 ont été les opérateurs de téléphonie mobile, les assurances et les banques à distance. Puis, en 2000, ce sont les fournisseurs d’accès Internet qui ont dynamisé le secteur. A l’heure actuelle, même les acteurs publics en France comme les collectivités territoriales et les services publics envisagent de créer leur centre d’appel. Face à cette explosion de demandes en centres d’appels, le Maroc est actuellement en tête des préférences de délocalisation de la part des entrepreneurs français. En l’espace de trois ans, plus de 10.000 emplois auraient ainsi été créés dans des centres d’appels français délocalisés, dont 7.000 au Maroc. Car lorsque « un téléopérateur au Maroc coûte, charges comprises, 4500 dirhams par mois et travaille au moins 44 heures par semaine », explique Jean-Christophe Berthod, un haut responsable du Groupe français Alpha, son collègue en France touche plus du double pour un peu plus de 35 heures de travail.

Au Maroc, les centres d’appels drainent donc de nombreux jeunes intéressés par les salaires, supérieurs à la moyenne. Mais les conditions de travail éprouvantes de ces centres expliquent l’importante démotivation de ces salariés. En effet, dans ces grandes équipes de 50 à 400 employés, une structure hiérarchique bien rodée permet de contrôler le travail de chacun et la pression est permanente. Horaires, résultats, efficacité, tout conditionne l’avancement de la carrière et le salaire. Beaucoup sont donc en permanence en quête d’un autre travail, mieux payé ou moins contraignant. Mais, néanmoins certains centres parviennent à conserver une équipe composée non-exclusivement de jeunes. On y voit donc aussi bien des jeunes décrochant leur premier emploi après leurs études que des pères de famille trentenaires ou quarantenaires. De quoi laisser penser que ces centres s’inscrivent dans une démarche de long terme, et comptent rester au Maroc.

Antony Drugeon - Libération

  • Maroc : La voie de l'avenir ?

    Le pays est devenu une destination de choix pour les investisseurs en centres d'appels. Le Maroc rêve d'être un Eldorado de l'off-shore en langues française, espagnole et pourquoi pas anglaise. Pas une semaine ne passe sans qu'une entreprise européenne ou même américaine n'annonce l'ouverture d'un centre d'appel dans l'une des régions du Royaume. Ce nouveau service crée des milliers d'emplois au pays et le gouvernement mise sur 100.000 emplois.

  • Maroc - centres d'appel : Un gisement de travailleurs qualifiés

    Créé en octobre 2004 , avec l'apport de capitaux marocains, B2M a pour objectif de finir dans le top 10 marocain du genre face aux géants du secteur. Entretien avec sa directrice, Muriel Florin

  • L'enfer des Call centers

    Les centres d'appel poussent comme des champignons au Maroc. Un secteur d'activité considéré par les pouvoirs publics comme le premier pilier du plan national Emergence. Mais à quel prix ? « Bonjour, je m'appelle Léa Martinet et je vous appelle parce que j'ai une offre exceptionnelle à vous faire.

  • Les centres d'appels génèrent annuelement 2 milliard de Dh

    Une vingtaine de nouveaux centres d'appels sont créés chaque année au Maroc et ce secteur, inexistant il y a encore 8 ans, génère un chiffre d'affaires annuel de 2 milliards de DH. En moyenne, 250 nouveaux emplois sont chaque semaine proposés sur le marché du travail par les Centres d'appels au Maroc. Ce secteur, qui a commencé à se développer dans le Royaume en 2000, emploie aujourd'hui plus de 20.000 personnes.

  • Centres d'appels : L'offshoring en vogue

    Bel engouement. Les centres d'appels continuent sur leur lancée. Près de 200 centres sont opérationnels dans de nombreuses villes du Maroc. Cette activité génère 22.000 emplois et est appelée à se développer encore plus.

  • Axa va créer 1500 emplois au Maroc

    L'assureur français "Axa" veut délocaliser 1.500 emplois (centres d'appels et fonctions administratives) au Maroc d'ici 2012, pour remplacer la moitié des 3.000 départs en retraite de salariés français prévus d'ici là, a-t-on indiqué lundi auprès de la direction du syndicat (CFDT).

  • Centres d'appels, l'euphorie se maintient

    Lorsqu'un Français appelle pour souscrire un abonnement forfaitaire à la téléphonie mobile, ou simplement demander un renseignement téléphonique, il y a de fortes chances que son interlocuteur habite Casablanca et s'appelle non pas Fabrice, mais Aziz. En effet, les grands groupes européens et même américains délocalisent à tour de bras, en Afrique et en Asie.

  • Orange délocalise plus de 1000 emplois vers le Maroc

    L'opérateur de téléphonie mobile français Orange va délocaliser plus de 1.000 emplois vers le Maroc.

  • Le boom des centres d'appels

    Bousculade dans les couloirs du SICCAM 2007. Il fallait jouer des coudes et s'armer de patience pour pouvoir accéder aux stands du Salon international des centres de contacts et d'appels au Maroc (SICCAM).Organisée à Casablanca du 15 au 16 mai, cette quatrième édition a connu un franc succès.

  • Offshoring : les atouts du Maroc

    L'offshoring est un secteur en pleine évolution au Maroc et dans le monde. Dans sa dernière étude de janvier 2007, BMCE Bank s'est intéressée à ce phénomène.