Maroc : les “khattafa” reviennent avec les dangers de l’été

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Avec l’été, le transport clandestin refait surface dans plusieurs villes marocaines. Derrière la solution de dépannage pour les passagers, les spécialistes alertent surtout sur le risque en cas d’accident, faute de cadre légal et de protection suffisante.

Le retour des « khattafa » relance le débat sur le transport clandestin au Maroc. À Agadir notamment, les professionnels évoquent une campagne de contrôle contre ces véhicules non autorisés, très sollicités lorsque les taxis ou les autres moyens de transport manquent.

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Pour les usagers, ces trajets peuvent apparaître comme une solution de dernier recours. Mais le risque est important. Les « khattafa » exercent en dehors de tout cadre légal et ne disposent pas des autorisations nécessaires au transport de personnes, rappelle le président de l’association marocaine de la sécurité routière, Mustafa El Hajji, cité par Hespress.

Le risque en cas d’accident->

Le principal danger concerne la protection des passagers. En cas d’accident, l’absence de cadre légal et d’assurance adaptée peut laisser les victimes sans véritable couverture. Pour les spécialistes de la sécurité routière, monter dans ce type de véhicule expose donc les citoyens à un risque direct, surtout dans un contexte de hausse des accidents de la route.

Les professionnels des taxis dénoncent de leur côté une application trop souple de la loi. Selon eux, les sanctions prévues contre le transport clandestin existent déjà : amende de 1 000 à 10 000 dirhams, avec des peines pouvant commencer à six mois de prison. Mais dans la pratique, les mesures se limiteraient souvent à l’envoi du véhicule en fourrière pour quelques jours.

Le problème ne vient pas seulement des « khattafa ». Certains chauffeurs de taxi évitent des lignes jugées peu rentables, ce qui laisse un vide rapidement occupé par le transport clandestin. Pour les professionnels, les citoyens doivent aussi déposer plainte lorsqu’un taxi refuse une course.

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Les spécialistes appellent enfin les collectivités et les autorités locales à trouver des solutions encadrées, notamment dans les villes où l’offre légale ne suffit pas. Faute d’alternative, de nombreux citoyens continuent de monter avec les « khattafa », parfois pour éviter de rester bloqués la nuit ou de s’exposer à d’autres risques.