Maroc : les grandes lignes du plan de relance sur la sortie de crise désormais connues

- 06h40 - Maroc - Ecrit par : I.L

Le nouveau "Pacte pour la relance économique et l’emploi", lancé jeudi 6 août dernier lors de la 9e réunion du Comité de veille, vise à répondre à un enjeu de taille : aider au redémarrage de la machine économique et à mobiliser les ressources nécessaires. Plusieurs engagements ont été pris par les signataires pour soutenir l’économie, grâce à la mobilisation d’un montant de 120 milliards de DH.

L’État, les entreprises et les banques ont anticipé la sortie de crise grâce à ce Pacte. Des mesures sectorielles devraient faire l’objet de contrats et de conventions à signer entre les fédérations concernées.

En attendant de mettre cette feuille de route à disposition des fédérations concernées, l’engagement de l’État, dans le cadre du “Pacte pour la relance économique et l’emploi” a été scellé avec la CGEM et le GPBM. Elle consiste à mobiliser 120 milliards de dirhams à injecter dans l’économie nationale.

Une partie de l’enveloppe devrait être accordée sous forme de crédits garantis par l’État et gérés par la Caisse centrale de garantie dans le cadre d’une réforme institutionnelle. Elle devrait être transformée en société anonyme sous le nom de "Banque Publique de l’Entreprise”.

L’autre engagement est d’affecter 45 milliards de dirhams à un fonds de relance “Essor”, qui devrait intervenir directement dans des projets d’investissement en faisant appel au partenariat public-privé. Ce fonds devrait agir indirectement à travers le renforcement des capitaux des entreprises pour leur développement.

Sur les 45 milliards de DH, l’État devrait contribuer avec une enveloppe de 15 milliards de dirhams alors que les 30 milliards de dirhams devraient être mobilisés auprès d’institutions nationales et internationales. Par ailleurs, l’État s’engage à stimuler la demande à travers la commande publique, en accordant une attention particulière à la préférence nationale, ainsi qu’à la dynamisation du programme "Intelaka", la réservation des ressources du Fonds Covid-19 au soutien social, jusqu’à la fin de l’année, à certains secteurs qui demeureront en difficulté même après la levée du confinement, précise-t-on.

A cela s’ajoutent l’accélération des réformes requises pour l’amélioration du climat des affaires, la facilitation de l’acte d’investir, en l’occurrence la digitalisation et la simplification des procédures, ou encore l’accélération de l’inclusion financière à travers le paiement mobile.

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