Maroc : une loi pour encadrer les agents immobiliers

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Au Maroc, un projet de loi sur le statut d’agent immobilier traine dans le circuit législatif depuis 2014. Le texte vise à encadrer l’activité de ces professionnels du secteur et à mettre fin aux pratiques frauduleuses.

Le secteur de l’immobilier marocain attend cette loi depuis 2014. Mais le processus législatif a pris du retard en raison de la dimension sociale de la profession d’agent immobilier. « Ce métier n’exige aucune barrière d’entrée, surtout financièrement, ce qui permet à de nombreuses personnes de se déclarer agent immobilier, indépendamment de leur niveau de compétence », explique auprès de Challenge Moncef Lahlou, directeur général de Capital Foncier.

La régulation de cette activité constitue une menace pour les nombreuses personnes qui l’exercent sans qualification, souligne Lahlou, assurant que la professionnalisation de ce métier s’avère toutefois nécessaire pour garantir la transparence et la fiabilité des transactions immobilières. « En mettant une barrière à l’entrée, vous élevez le niveau de la profession », affirme le directeur général de Capital Foncier.

À lire : Maroc : l’agent immobilier associé à la lutte contre le blanchiment d’argent

Le responsable estime que cette régulation pourrait inciter les agents immobiliers à renforcer leurs capacités en fiscalité, en droit immobilier et en éthique professionnelle, ainsi que dans les domaines comme la négociation, la rédaction des contrats et le conseil fiscal. Les agents immobiliers doivent également avoir une parfaite maitrise des outils numériques « comme les CRM ou les réseaux sociaux » et être à même d’« utiliser des logiciels spécialisés pour gérer les demandes et les offres ».

En résumé, l’adoption de cette loi permettra au Maroc d’avoir des agents immobiliers plus professionnels et de garantir la transparence et la fiabilité des transactions immobilières.

  • Maroc : des MRE visés par des enquêtes du fisc

    Sur la base de soupçons de blanchiment d'argent émanant de professionnels du secteur de l'immobilier, les services de contrôle de l'Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) ont lancé des enquêtes dans les villes de Casablanca et Marrakech concernant certains projets immobiliers de type « plateaux bureaux ».

  • Immobilier : le Maroc sous tension

    Les perspectives sont prometteuses pour le secteur immobilier marocain, porté par une dynamique économique favorable et en prévision de la Coupe du monde 2030. Toutefois, des défis restent à relever, notamment en matière d'offre et de régulation des prix.

  • Tanger s'attaque aux intouchables de l'immobilier

    À Tanger, une inspection a révélé de graves infractions sur des projets et des chantiers en cours pilotés par de grands promoteurs immobiliers dans plusieurs quartiers de la ville.

  • Crédits immobiliers : un scandale secoue une grande banque à Casablanca

    Les services de contrôle interne d'un grand groupe bancaire basé à Casablanca ont découvert des irrégularités dans l'octroi de crédits immobiliers à certains clients. Des directeurs d'agences commerciales, responsables de la clientèle et analystes de dossiers de prêts seraient impliqués dans cette affaire de faux.

  • Coopératives immobilières au Maroc : un rêve qui peut virer au cauchemar

    Quoique séduisant en apparence, le modèle des amicales et des coopératives immobilières pose un problème majeur : l'absence de garanties juridiques qui nuit à la sécurité des ménages impliqués dans ces projets.

  • Des biens acquis illégalement depuis la France par des MRE ?

    Les contrôleurs de l'Office des changes enquêtent sur des élus et promoteurs immobiliers soupçonnés de transfert illégal de fonds vers l'étranger.

  • Immobilier : des MRE arnaqués à Harhoura ?

    À Harhoura, le retard de livraison des appartements d'un projet immobilier provoque la colère de dizaines de familles, parmi elles des MRE. Celles-ci ont organisé un sit-in de protestation devant le chantier.

  • Maroc : des promoteurs immobiliers dans le viseur du fisc marocain

    Les équipes de contrôle régionales de la Direction générale des Impôts (DGI) enquêtent sur l'exigence faite aux clients par de grands promoteurs immobiliers de payer en espèces lors des transactions commerciales. Les inspecteurs ont visité ces entreprises opérant principalement à Casablanca et Marrakech.

  • Immobilier au Maroc : les MRE surveillés ?

    Des promoteurs immobiliers sont accusés de ne pas avoir déclaré d'importantes sommes reçues auprès de Marocains résidant à l'étranger (MRE) en vue de l'achat d'appartements au Maroc.

  • Immobilier au Maroc : les derniers chiffres

    Le marché immobilier au Maroc a connu un regain d'activité significatif au quatrième trimestre 2024, après une période plus terne. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'indice des prix des actifs immobiliers a grimpé de 1,1 %, porté par la bonne performance de l'ensemble des catégories de biens.