Maroc : les MRE envoient des milliards, mais peinent encore à investir
Malgré les incitations gouvernementales, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) peinent à investir au Maroc. Au Parlement, les députés alertent sur des lenteurs bureaucratiques paralysantes, où les entrepreneurs gaspillent plus de temps dans les administrations qu’à concevoir leurs projets.
La bureaucratie freine drastiquement les ambitions économiques de la diaspora. Lors d’une session à la Chambre des représentants ce lundi 15 juin, la députée Kouloub Faitah a dénoncé la lenteur extrême des procédures. Selon l’élue, un entrepreneur passe souvent beaucoup plus de temps dans les couloirs des administrations pour obtenir des autorisations qu’à préparer techniquement son propre dossier. Ce constat amer est partagé par une autre parlementaire. Cette dernière juge inacceptable que la part des Marocains résidant à l’étranger stagne à seulement 10 % de l’investissement privé, alors que leurs transferts financiers pèsent lourdement dans le produit intérieur brut national.
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Face à ces critiques, le ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, mise sur la dématérialisation des services. Les nouvelles plateformes numériques offrent désormais la possibilité de déposer et de suivre les requêtes à distance. Cette approche virtuelle permet aux porteurs de capitaux d’anticiper l’étude de leurs demandes depuis leur pays de résidence, leur évitant des déplacements inutiles lors des phases préliminaires. Lui même MRE, le responsable gouvernemental multiplie les rencontres directes à l’étranger pour écouter les doléances et détailler les incitations disponibles. L’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a d’ailleurs activé une cellule spécifiquement dédiée à cet accompagnement.