Maroc-Sénégal : La guerre secrète des fédérations se déplace devant le TAS, qui va l’emporter ?

- 21h00 - Sport - Ecrit par : Mohamed A.

Après la finale du 18 janvier dernier, les fédérations sénégalaise et marocaine s’affrontent par stratégies interposées. Entre offensive médiatique et défense réglementaire, le litige est désormais porté devant le Tribunal arbitral du sport pour un verdict final.

Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise (FSF), a dénoncé un « braquage administratif » lors d’une conférence de presse à Paris. Le dirigeant conteste la décision de la CAF attribuant la victoire au Maroc. Il affirme que « le combat dépasse le rectangle vert » et engage une bataille pour l’éthique.

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La stratégie sénégalaise mise sur la politisation du conflit. Abdoulaye Fall évoque une « croisade morale » et dénonce une prétendue influence marocaine sur les instances du football africain. Dakar mobilise ses relais politiques et diplomatiques pour soutenir cette contestation qui s’appuie sur le caractère définitif des décisions arbitrales.

Fouzi Lekjâa, président de la Fédération marocaine (FRMF), adopte une posture inverse basée sur la discrétion. Selon Jeune Afrique, le Maroc privilégie une approche strictement juridique sans surenchère médiatique. La fédération marocaine s’en tient à l’application rigoureuse du règlement disciplinaire de la compétition.

Le litige porte principalement sur le retrait des joueurs sénégalais à la 96e minute de la finale. Le Maroc invoque l’article 84, qui prévoit la défaite par forfait pour toute équipe quittant le terrain sans autorisation. Fouzi Lekjâa assure que son dossier est « prêt et complet », s’appuyant sur les rapports officiels de l’arbitre.

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L’arbitrage final revient désormais au Tribunal arbitral du sport (TAS). Une décision pourrait intervenir sous deux mois en cas de procédure accélérée. En attendant, les deux nations continuent de s’opposer sur l’interprétation d’une finale qui aura marqué l’histoire du football africain par son issue extra-sportive.