Au Maroc, TotalEnergies refuse de baisser le prix du carburant
Au Maroc, Shell et TotalEnergies refusent d’abaisser les tarifs à la pompe, alors que leurs concurrents ont appliqué une réduction d’environ un dirham. Une situation qui suscite l’incompréhension des consommateurs dans un marché libéralisé mais parfois jugé opaque.
Depuis le vendredi 1er mai à minuit, la majorité des distributeurs ont diminué leurs tarifs. Le litre de gasoil a ainsi reculé d’un dirham pour s’établir à 14,50 dirhams dans le centre de Casablanca, tandis que l’essence a baissé de 1,10 dirham pour atteindre environ 14,40 dirhams. Cependant, comme le souligne le média al3omk, les stations Shell et TotalEnergies affichent des prix figés pour le troisième jour consécutif. Leurs clients attendent désormais une mise à jour, les tarifs étant traditionnellement révisés tous les quinze jours.
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Ce recul général est le premier observé depuis la flambée provoquée par la crise au Moyen-Orient. Au cours du seul mois de mars, le secteur avait d’ailleurs enregistré trois augmentations successives. Depuis la libéralisation de 2015, les tarifs nationaux sont directement corrélés au cours du Brent, le Maroc important plus de 94 % de ses besoins énergétiques. Toutefois, les habitudes de révision périodique freinent souvent la répercussion immédiate des baisses internationales.
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Cette rigidité tarifaire pèse lourdement sur l’économie. La hausse des coûts logistiques et du transport se répercute mécaniquement sur les marchandises, réduisant la capacité financière des ménages. Face au refus de certaines compagnies d’appliquer les baisses, les professionnels s’interrogent. Cette attitude alimente la méfiance quant à l’intégrité des mécanismes de tarification et relance le débat sur l’efficacité des instances de contrôle pour défendre les droits des consommateurs.