Le Maroc et l’Inde, vedettes de l’informatique

- 23h49 - Maroc - Ecrit par : L.A

L’Inde et le Maroc continuent à profiter des investissements des sociétés de services informatiques européennes dans l’« offshore », les pays à coûts de main-d’œuvre attractifs.

Le 22 avril, Andy Green, le directeur général du groupe Logica la société de services informatiques née de la fusion entre Logica, CMG et Unilog a évoqué la suppression de 1 300 postes dont 500 en Grande-Bretagne. En parallèle, la SSII a annoncé que ses effectifs hors d’Europe, essentiellement en Inde, aux Philippines et au Maroc, allaient doubler pour atteindre quelque 8 000 personnes fin 2009 contre 3 450 actuellement.

Mercredi dernier, le président de Logica France a donné des précisions sur l’impact du plan d’économie sur la filiale française : « Quelques dizaines de postes seulement devraient être supprimés dans l’Hexagone », a indiqué Patrick Guimbal, le président de Logica France qui rappelle qu’« il n’est pas prévu de plan de licenciement en France ». En Grande-Bretagne, en revanche, ils seront à l’ordre du jour.

La filiale française, qui recrute en moyenne 2 000 personnes par an, compte à l’avenir faire davantage appel aux collaborateurs du groupe situés au Maroc et en Inde. « À l’heure actuelle, 300 personnes sont employées au Maroc. En France, nous nous sommes fixé un objectif de 1 000 collaborateurs offshore en 2009, la moitié au Maroc et l’autre moitié en Inde », ajoute Patrick Guimbal. Ces salariés francophones effectueront des prestations pour les clients français de Logica.

Chez Capgemini où les indicateurs économiques sont tous au vert, l’essor de l’offshore se poursuit également. Au cours de la présentation des résultats du premier trimestre, Paul Hermelin, son directeur général, a rappelé que la croissance des effectifs du groupe en dehors de sa filiale Sogeti avait été nulle dans les pays occidentaux alors que dans les pays offshore, 800 personnes ont été recrutées au premier trimestre de cette année.

Inquiétude des salariés

Interrogé sur l’appel à la grève lancé chez Capgemini France pour le 15 mai en raison des salaires, Paul Hermelin a estimé qu’il s’agissait plus d’une « sensibilisation du personnel que d’une mobilisation ».

« C’est un signal. Les salariés sont un peu inquiets de l’offshore qu’ils considèrent comme une menace, analyse Paul Hermelin. Mais la croissance se fait au bénéfice de tous les collaborateurs du groupe. » Certains ne l’ont visiblement pas vérifié sur leur bulletin de salaire.

Source : Le Figaro - Valérie Collet

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