Un Marocain handicapé tué et brûlé dans un jardin publique en Seine-Saint-Denis

- 11h37 - France - Ecrit par : L.A

Deux femmes de 31 et 17 ans, soupçonnées d’avoir tué un handicapé de 38 ans puis d’avoir brûlé son corps au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), ont été mises en examen pour « homicide volontaire sur personne vulnérable » et écrouées lundi soir. Les deux femmes ont été mises en examen pour « homicide volontaire sur personne vulnérable » mais aussi pour « administration de substances nuisibles » et « vols en réunion sur personne vulnérable ».

L’homme handicapé a d’abord été drogué avec des somnifères

« Je ne comprends pas cet acte gratuit, si horrible, si sauvage, Tahar Bennouna était quelqu’un de très chaleureux, il venait de retrouver du travail, son appartement allait être mieux adapté à son handicap, tout allait s’arranger pour lui. C’est vraiment injuste, tous les habitants de l’immeuble sont touchés », raconte Marie Pinot, directrice de l’amicale des locataires de l’immeuble de la victime, à Clichy-le-Garenne (Hauts-de-Seine).

Une des deux femmes entretenait une relation avec la victime depuis le mois d’août et à l’occasion d’un anniversaire, le jeune Tahar s’était rendu au domicile de la plus âgée, au Pré-Saint-Gervais.

Les deux femmes ont alors profité de l’occasion pour droguer l’homme handicapé avec des somnifères, leur laissant le temps d’aller faire des achats divers comme celui de recharges pour leurs téléphones portables avec la carte bleue de leur victime qu’elles avaient subtilisée. A leur retour, elles auraient étouffé le jeune homme avant d’entreposer le corps de leur victime dans la cave de l’appartement, durant trois jours.

Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, elles décident alors de se débarrasser du corps, le mettent dans un cabas et le transportent jusqu’au jardin public de la ville où elles l’aspergent d’essence.

Le corps carbonisé a été retrouvé dans un jardin public

Les deux femmes ont reconnu leur participation aux faits mais se rejettent l’organisation du projet, a précisé cette source.

Ce sont les multiples utilisations de la carte bleue de la victime après son décès qui ont permis à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne de retrouver la trace des deux femmes.

Elles ont été interpellées samedi au Pré-Saint-Gervais par la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne qui a aussi procédé à l’interpellation à Paris d’un homme, présumé complice mais finalement mis hors de cause et relâché dimanche à la suite de sa garde à vue, a ajouté une source proche du dossier.

« Nous avons ouvert un livre de condoléances pour l’ensemble des locataires » et « nous pensons faire prochainement une veillée funèbre mais nous attendons de pouvoir contacter la famille de Tahar qui vit actuellement à Casablanca au Maroc », a expliqué Mme Pinot.

DNA

  • Du gnawa marocain à l'ouverture du festival "Africolor" de Seine-Saint-Denis

    La 19ème édition du Festival "Africolor" aura lieu, du 24 novembre au 23 décembre prochains dans 15 villes du département de la Seine-Saint-Denis, avec en ouverture une soirée gnawa, à Bondy, animée par le groupe marocain "Boussou Ganga" en hommage à Hamida Boussou.

  • GB : Début du procès de Hanane et Samia accusées d'avoir aidé des clandestins

    Hanane Cherigui, une Franco-Marocaine de 27 ans, et Samia Bellazouz, une Franco-Algérienne de 29 ans, sont soupçonnées d'appartenir à un réseau de passeurs aidant des immigrants clandestins à entrer au Royaume-Uni. Leur procès s'est ouvert en fin de matinée, en présence de plusieurs membres des familles des deux accusées. Il est prévu pour durer au moins quatre jours.

  • Un franco-marocain condamné à perpétuité pour infanticide

    Un Franco-marocain de 42 ans, qui a reconnu avoir tué sa fille de 4 ans en février 2006, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 20 ans par la cour d'assises de la Gironde.

  • Shérazade brûlée vive

    Shérazade, étudiante de 18 ans, a été brûlée vive le 13 novembre par un homme dont elle repoussait les avances

  • Le Maroc aux rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis

    Les rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis s'ouvrent ce vendredi avec la participation de 21 compagnies représentant 15 pays dont le Maroc.

  • Le suspect d'une profanation avoue le meurtre d'un Marocain

    Emmanuel Rist, un des auteurs présumés de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim-près-Colmar en avril 2004, a reconnu être l'auteur du meurtre d'un Marocain de 41 ans commis trois ans plus tôt.

  • Prison avec sursis pour avoir fermé son gîte à une marocaine voilée

    La propriétaire d'un gîte rural de Julienrupt, dans les Vosges, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Epinal pour avoir refusé d'accueillir une cliente qui portait un voile islamique, a-t-on appris auprès de Me Gérard Welzer, avocat de la victime.

  • France/Racisme : Une famille Marocaine agressée par des gendarmes

    Il aura fallu 18 mois d'enquête pour les arrêter. Six personnes, dont deux gendarmes en activité, ont été interpellés lundi matin. Elles sont soupçonnées d'avoir agressé sept membres d'une famille d'origine marocaine qui sortaient d'une fête un soir de décembre 2005 à Faches-Thumesnil.

  • Un jeune couple marocain assassiné en France !

    Un jeune couple marocain est mort poignardé mardi à Oyonnax en France. Mohamed-El Maghraoui (24 ans), deuxième d'une fratrie de six enfants, et sa fiancée Latifa Lamsitef (21 ans) ont été assassinés en plein jour et sur la voie publique, à deux pas de leur domicile, avec un couteau de cuisine. L'émotion était toujours palpable tant au sein de la communauté marocaine de la cité des plastiques qu'aux abords de la rue Voltaire où réside le couple.

  • Un ex-cuisinier jugé pour avoir tué puis découpé le corps d'un Marocain à Villejuif

    La cour d'assises du Val-de-Marne jugera, à partir de vendredi 25 janvier, un ex-cuisinier pour le meurtre d'un jeune homme dont le corps avait été découvert découpé en morceaux à Villejuif en 2003, après avoir été sans doute conservé plusieurs mois dans les congélateurs d'un restaurant.