Maroc : les automobilistes piégés par les frais de fourrière
Les automobilistes de Marrakech dénoncent l’opacité et les coûts excessifs des mises en fourrière. Face à cette grogne, une organisation de défense des droits humains exige une enquête administrative pour clarifier la gestion de ce service de remorquage.
L’enlèvement des véhicules en infraction vire au casse-tête financier pour les conducteurs. Plusieurs plaintes révèlent que les usagers doivent débourser jusqu’à 300 dirhams uniquement pour le remorquage, une somme à laquelle s’ajoutent les frais de garde, les amendes et les pénalités. Les citoyens affirment ne recevoir aucune facture détaillée justifiant ces montants ou identifiant les bénéficiaires finaux. Cette opacité dans la gestion du service suscite une vague d’indignation et de nombreuses interrogations sur le principe de reddition des comptes.
Sur Bladi.net : Marrakech : les grands taxis font exploser les prix
Pour désamorcer cette crise, une association locale s’est saisie du dossier. L’organisation réclame l’ouverture immédiate d’une enquête administrative indépendante afin de vérifier les critères de tarification. Elle exhorte le wali de la région Marrakech-Safi et la présidente du conseil communal à intervenir d’urgence. L’objectif est de contraindre l’administration à rendre publics les cahiers des charges, les contrats et les décisions encadrant cette activité afin de restaurer la confiance des citoyens.
Sur Bladi.net : Agadir se débarrasse de ses épaves
Si l’intervention des agents de la police lors de la constatation des infractions est saluée pour son professionnalisme, la suite de la procédure reste pointée du doigt. L’association exige l’affichage clair des tarifs officiels directement sur les camions et à l’intérieur de la fourrière municipale, ainsi qu’une amélioration de l’accueil. La délivrance systématique de reçus légaux est indispensable car tout prélèvement doit reposer sur une base transparente pour « garantir la protection des droits des usagers et la préservation des deniers publics ».