Meurtre de Khadouj Ouad : poignardée sous les yeux de sa mère impuissante

- 16h00 - Belgique - Ecrit par : Bladi.net

Le procès d’Allal Zannahi, accusé du meurtre de son épouse Khadouj Ouad en 2022 à Anvers, met en lumière une tragédie familiale marquée par la violence et le silence. Devant la cour d’assises, les témoignages des proches de la victime et de l’accusé ont dressé le portrait d’un couple brisé par un drame passé et des tensions financières, aboutissant à une issue fatale que la victime redoutait.

Khadouj Ouad, décrite comme une femme « joyeuse » et dévouée à ses enfants, avait été mariée à Allal à l’âge de 18 ans. Si les premières années semblaient heureuses, la relation s’est dégradée après un incendie domestique en 1998, au cours duquel l’une de leurs filles est décédée et une autre a été grièvement brûlée. Allal tenait son épouse pour responsable de ce drame, une accusation qualifiée d’« absurde » par le frère de la victime, qui rappelle qu’elle en était « dévastée ».

« Si je reste, il me tuera aussi »

La situation s’est envenimée en 2002 après un second incendie. Cette fois assurés, les époux se sont disputés l’indemnisation, Khadouj en ayant donné une partie à sa famille. Dès 2007, la sœur de la victime a noté des blessures et recueilli des confidences glaçantes. « Khadouj a dit qu’il la tuerait [si elle divorçait], mais que si elle restait, il la tuerait aussi », a-t-elle témoigné à la barre.

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Le 7 septembre 2022, la menace s’est concrétisée. Khadouj a été poignardée à mort dans la rue, sous les yeux de sa mère en fauteuil roulant, impuissante. Fatima, une autre sœur habitant face au lieu du crime, a raconté l’horreur de la scène : « J’ai vu Khadouj couchée au sol, le sang coulait d’elle ». La famille de l’accusé, elle, décrit un homme « calme » et « réservé », affirmant n’avoir jamais soupçonné une telle violence.