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Football : Mickaël Chrétien en Espagne l’année prochaine ?

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23 décembre 2007 - 00h45 - Sport

Titulaire indiscutable sur le côté droit de la défense nancéienne, l’international marocain Mickaël Chrétien revient pour nous sur le match plein de promesses livré par son équipe face à Lyon, samedi (1-1), mais aussi sur le début de saison remarquable de l’ASNL. Avant d’aborder son avenir personnel, qui pourrait le mener en Espagne l’été prochain.

Mickaël Chrétien, vous nous disiez il y a quelques semaines que l’ASNL n’avait pour seule ambition que le maintien. Les choses ont-elles changé depuis ?

Forcément. Parler de maintien aujourd’hui serait un peu délicat, puisque l’on a déjà fait une grosse partie du boulot. Désormais, il va nous falloir assumer cette deuxième place. On a été lucides jusqu’à présent, et ça a marché, il faut donc continuer. Le président et le coach auront un discours à la reprise. Dans nos têtes, on va tout faire pour conserver cette deuxième place. On a démontré jusqu’à présent qu’on était capables d’être devant. Cette place, on ne la doit qu’à nous-mêmes, on a vraiment fait de gros efforts. Même si on sait que ce sera difficile, on sait aussi que tout est possible. Il n’y a aucune équipe qui nous a été vraiment supérieure.

Justement, plus que votre place au classement, la façon dont vous avez bousculé Lyon doit porter quelques espoirs...

Oui, et nous avons encore une marge de progression. C’est ça aussi qui me rassure : n’arrive pas à saturation, on ne sent pas nos limites. On a la chance de pouvoir progresser tous ensemble, et l’état d’esprit, l’ambiance, sont extraordinaires. On se connaît tous très bien, et on continue de progresser individuellement pour apporter encore plus au groupe. On a vraiment tout pour continuer. Si on est toujours deuxième à quatre points de Lyon à quelques matches de la fin, on ne pourra pas dire qu’on joue la deuxième place. On s’accrochera pour essayer de revenir sur Lyon. La route est encore longue, et on sait que l’on aura des moments difficiles.

Ce match contre Lyon était-il avant tout un moyen de se juger, de se situer par rapport à eux ?

C’est toujours particulier. C’est une équipe qui survole le Championnat depuis plusieurs saisons. Contre ce genre d’équipes, on peut connaître son niveau et ses limites. Et le résultat est vraiment positif, malgré ce but encaissé. On a su mettre les Lyonnais en difficulté tout au long du match, les empêcher de jouer, leur tenir tête dans les duels. On s’est créé des occasions, et on a réagi. On a forcément des regrets mais on ne va quand même pas être mécontents.

Vous parliez de marge de progression, vous pensez notamment à l’efficacité devant le but ?

Non, pas spécialement. On a eu une période cette saison où on marquait beaucoup de buts, on a prouvé que l’on pouvait imposer du rythme dans un match, se créer des occasions et marquer des buts. Là, on a peut-être un petit peu moins de réussite, mais je ne m’inquiète pas. Je sais que ça va revenir, à condition de garder les mêmes valeurs de combativité.

Nancy n’a pas recruté le moindre joueur cet été. Pourrait-il le faire cet hiver ?

Si le club a moyen de recruter un bon joueur, qui a un très bon état d’esprit et qu’il peut faire une affaire, il le fera. ’’Ils’’ cherchent quelqu’un de jeune, qui a encore une marge de progression. Mais ça ne se trouve pas facilement.

Cela veut tout de même dire que le club cherche...

Bien sûr, il cherche tout le temps. Derrière, ce n’est pas fragile, mais on n’est pas nombreux. Il faut pouvoir compenser des absences, et ce serait donc logique qu’ils recrutent un défenseur central, ou même un latéral. Mais le club ne recrutera pas n’importe qui.

A titre personnel, vous êtes un titulaire indiscutable au sein de cette équipe. Êtes-vous l’objet de convoitises ?

Tout est clair avec le club. J’avais rencontré le président et le coach cet été, et je leur avais dit que, si j’avais des opportunités en fin de saison, je pourrais envisager de quitter l’ASNL. Ils ne s’étaient pas opposés à mon choix. C’est vrai que, pour moi, tout va bien, il faut savourer et confirmer lors de la deuxième partie de saison. Car, une chose est sûre, je ne partirai pas lors du mercato. Ce n’est ni mon souhait, ni celui du club.

Une qualification de Nancy pour la Ligue des champions pourrait-elle vous inciter à rester ?

Bien sûr, et puis il n’y a pas que ça. A Nancy, ce qui est beau, c’est qu’il y a un vrai projet. On ne cesse de progresser depuis plusieurs saisons. Forcément, cela sera difficile de quitter cette équipe et ce groupe, parce que je ne sais pas ce que je retrouverai derrière. Mais il faut aussi savoir prendre des risques.

Y a-t-il un challenge qui vous attire en particulier ?

A vrai dire, je n’y ai pas vraiment réfléchi. Ma préférence va d’abord au championnat espagnol, mais j’aime bien aussi celui d’Angleterre. En France, je ne me vois pas vraiment ailleurs qu’à Nancy. Je ne vois pas une seule équipe qui ait un meilleur projet, un plus beau challenge et qui soit vraiment supérieure à la nôtre. On vit quelque chose d’unique.

Avez-vous des contacts précis ?
Oui, les plus concrets viennent du FC Séville. Et après le match que j’ai disputé avec le Maroc contre la France, j’ai eu beaucoup d’approches mais rien de vraiment fondé. Je sais qu’il y a quelques autres clubs qui me suivent, mais il faut voir s’ils n’auront pas changé d’avis l’été prochain. De toute façon, ce n’est pas d’actualité, on verra ça en fin de saison. »

L’Equipe - Bruno Rodrigues

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