La militante franco-marocaine Zineb Kharroubi devant la justice
Arrêtée à son arrivée au Maroc, la militante des droits humains Zineb Kharroubi sera jugée le 23 février. Membre de la diaspora établie en France, l’activiste risque jusqu’à un an de prison pour « incitation à commettre un délit ».
Interpellée le 12 février à l’aéroport de Marrakech, la jeune femme a passé une nuit en garde à vue à Casablanca. Elle a ensuite été présentée au parquet, qui a décidé de la poursuivre en état de liberté en attendant l’ouverture de son procès.
Sur Bladi.net : GenZ 212 : Zineb Kharroubi, figure de la contestation en France, arrêtée à Marrakech
Les poursuites s’appuient sur l’article 299 du Code pénal marocain. Cette infraction l’expose à une peine d’emprisonnement allant de trois mois à un an, potentiellement assortie d’une amende pouvant atteindre 50 000 dirhams. À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les faits exacts ayant déclenché cette procédure.
GenZ212 : l’activisme des MRE face à la justice
Zineb Kharroubi est engagée depuis Paris au sein de GenZ212, mouvement rassemblant de jeunes Marocains principalement basés à l’étranger. Tirant symboliquement son nom de l’indicatif téléphonique international du royaume, le collectif défend les libertés publiques et milite pour l’implication politique de la jeunesse.
Alors même que les manifestations de rue ont cessé depuis mi-décembre, le bilan de cette vague de répression est lourd : selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), près de 5 700 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement. À ce jour, environ 2 100 jeunes sont toujours incarcérés, certains purgeant des peines allant jusqu’à 15 ans de prison, tandis que des centaines d’autres attendent encore leur procès.