Rappeur Maes : le procès du quitte ou double au Maroc
Le procès en appel du rappeur franco-marocain Maes s’ouvre ce jeudi à Tanger. Condamné en première instance à sept ans de prison pour enlèvement et séquestration, l’artiste conteste des charges qui pèsent lourdement sur sa carrière internationale.
La cour d’appel de Tanger examine à partir de ce jeudi 29 janvier le dossier de Walid Georgey, connu sous son nom de scène Maes. En novembre 2025, la chambre criminelle l’avait condamné en première instance à sept ans de prison ferme pour constitution de bande criminelle, tentative d’enlèvement et séquestration illégale, après onze mois de détention préventive.
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Le procès implique au total onze prévenus, dont les peines s’échelonnent de un an avec sursis à dix ans de réclusion criminelle. Au-delà des faits de violence, certains membres du groupe sont poursuivis pour trafic international de stupéfiants et falsification de documents. L’Administration des douanes, constituée partie civile, a obtenu en première instance la condamnation solidaire de trois accusés au versement de 23,6 millions de dirhams.
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L’horizon judiciaire de l’artiste s’obscurcit également en Europe. Maes a été condamné par défaut à dix mois de prison à Paris en juin 2024 pour d’autres délits. Plus récemment, le 21 janvier dernier, il a été présenté au procureur de Tanger dans le cadre d’une demande d’entraide judiciaire liée à des soupçons d’incitation au meurtre sur le territoire français.
L’issue de ce second procès est déterminante pour l’un des rappeurs les plus populaires de sa génération. La cour d’appel doit désormais décider de confirmer, d’alléger ou d’annuler les sanctions initiales. Une confirmation de la peine marquerait un coup d’arrêt majeur pour l’interprète de « Madrina ».