MRE recrutés au Maroc : la règle des cinq ans pour transférer leur salaire
Accepter un emploi au Maroc ne suffit pas à garantir à un MRE le transfert de son salaire vers l’étranger. Pour bénéficier de cette possibilité, il doit notamment prouver qu’il résidait hors du pays lors de son recrutement et qu’il y a exercé une activité professionnelle pendant au moins cinq ans.
Un Marocain résidant à l’étranger recruté directement par une entreprise ou une administration marocaine doit fournir plusieurs justificatifs à sa banque. Selon l’Office des changes, il doit présenter un certificat attestant qu’il résidait à l’étranger au moment de son recrutement.
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À ce document doivent s’ajouter un ou plusieurs certificats de travail, ou toute autre pièce permettant de justifier au moins cinq années d’activité professionnelle à l’étranger. La condition ne porte donc pas seulement sur la résidence hors du Maroc : le MRE doit également prouver qu’il y a effectivement travaillé.
Cette règle concerne le transfert du salaire vers l’étranger. Elle n’empêche pas le salarié de percevoir sa rémunération au Maroc ou de l’utiliser sur place. En revanche, sans les justificatifs demandés, la banque ne peut pas exécuter le transfert dans le cadre prévu pour les revenus du travail des MRE.
Une limite de douze mois
Les revenus transférables comprennent les salaires et traitements perçus au Maroc, ainsi que les primes et gratifications. Les indemnités correspondant au remboursement de frais professionnels sont, elles, exclues de ce dispositif.
Les transferts peuvent être effectués chaque mois, une fois la rémunération échue. Lorsqu’ils n’ont pas été réalisés régulièrement, le salarié peut demander le transfert des arriérés correspondant aux douze dernières mensualités déjà échues. La réglementation ne prévoit donc pas un rattrapage bancaire automatique sur une période illimitée.
Le dispositif couvre également le solde de tout compte versé à la fin du contrat. Les indemnités de licenciement peuvent aussi être transférées lorsqu’elles résultent d’une décision judiciaire définitive ou d’un accord amiable validé par le représentant du ministère chargé de l’Emploi.
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Pour un MRE envisageant de revenir travailler au Maroc tout en conservant des charges ou une famille à l’étranger, les justificatifs doivent donc être préparés dès le recrutement. Le certificat de résidence à l’étranger établi à cette date est déterminant, tout comme les documents retraçant les cinq années d’activité professionnelle exigées.