Un néonazi né d’un père marocain condamné en France
Six hommes issus de la mouvance d’ultradroite néonazie ont été condamnés en France dans un dossier mêlant trafic d’armes et projets violents. Parmi eux figure un jeune homme né d’un père marocain, poursuivi dans une affaire visant notamment des musulmans.
Le paradoxe est saisissant. Un jeune homme né d’une mère japonaise et d’un père marocain a été condamné en France dans une affaire d’ultradroite néonazie, liée à un trafic d’armes et à des projets d’actions violentes contre plusieurs communautés.
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Au total, six hommes ont été condamnés vendredi à Paris à des peines allant de quatre à sept ans de prison, selon les informations rapportées par France Info. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste.
Les enquêteurs les soupçonnaient d’avoir préparé des actions visant plusieurs cibles, parmi lesquelles des musulmans, des juifs, des personnes LGBTQ+ et des militants de gauche. Deux anciens militaires figurent également parmi les condamnés.
Le plus jeune des prévenus a écopé de la peine la plus lourde : sept ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux tiers. D’après la même source, il a réaffirmé pendant son procès son rejet du métissage, tout en affirmant avoir abandonné certaines idées d’extrême droite et en conserver d’autres.
Un profil déroutant dans un dossier néonazi
Cette position a d’autant plus marqué l’audience que le condamné est lui-même issu d’une double origine familiale, avec une mère japonaise et un père marocain. Son avocate a annoncé son intention de faire appel de la décision.
Un autre homme, présenté comme l’un des principaux acteurs du trafic d’armes, a lui aussi été condamné à sept ans de prison. Ancien militaire, il avait évoqué lors de l’audience une enfance marquée par le pétainisme, l’antisémitisme et le traditionalisme catholique.
Le sixième prévenu, un policier retraité de 61 ans, a été condamné uniquement pour trafic d’armes. Les investigations n’ont pas permis d’établir qu’il avait connaissance des projets d’attentats attribués au groupe. Il a écopé de cinq ans de prison, dont 25 mois avec sursis probatoire, la partie ferme devant être exécutée sous bracelet électronique.
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Les trois autres prévenus ont été condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à quatre ans d’emprisonnement ferme. Un mandat d’arrêt a également été délivré contre l’un d’eux, absent au moment du jugement.