500 000 € détournés : mandat d’arrêt maintenu contre le fraudeur caché au Maroc

- 07h00 - France - Ecrit par : Bladi.net

Le tribunal correctionnel d’Évreux a rendu son jugement mardi dans une affaire d’escroquerie massive aux aides publiques liées au Covid-19. Si trois comparses ont été condamnés en leur présence, le cerveau présumé du réseau, réfugié au Maroc, a écopé par défaut de la peine la plus lourde.

L’ombre du principal prévenu a plané sur l’audience de ce mardi 3 février 2026. Jugé pour escroquerie en bande organisée et blanchiment, l’homme désigné comme le donneur d’ordre n’a pas comparu, s’étant réfugié au Maroc pour échapper à la justice. Le tribunal l’a condamné à une peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de 150 000 euros et de la confiscation des fonds détournés. Un mandat d’arrêt a été prorogé à son encontre, rapporte Le Parisien.

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Les faits, commis entre octobre 2019 et octobre 2021, reposaient sur le détournement du dispositif de chômage partiel mis en place par l’État durant la pandémie. Profitant des facilités du « quoi qu’il en coûte », les malfaiteurs utilisaient de fausses entreprises et des identités usurpées pour ouvrir des comptes bancaires, notamment aux Andelys (Eure), et percevoir indûment près de 500 000 euros d’argent public.

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Les trois autres prévenus, présents à la barre et qualifiés de « petites mains » par la défense, ont écopé de peines aménageables. Deux quadragénaires ont été condamnés à quatre ans de prison dont deux avec sursis ; ayant déjà effectué 16 mois de détention provisoire, ils finiront leur peine sous bracelet électronique. Le plus jeune, dont les charges ont été réduites à l’usage de faux, a été condamné à quatre mois de prison, couvrant sa détention déjà effectuée.

L’affaire, qui avait des ramifications dans le Val-d’Oise et le Var, avait été mise au jour grâce à un signalement de Tracfin, alerté par des mouvements financiers suspects.