Nouvelle race : les élus harragga

- 10h49 - Maroc - Ecrit par : L.A

Désormais, la trajectoire d’un élu au Maroc répondra à deux lois simples : se présenter à une fonction pour préparer sa candidature à une fonction plus exotique : passer de l’autre côté de la Méditerranée. Les plus abrupts diront, « lahrig ». L’immigration clandestine.

L’histoire telle qu’elle a été racontée par notre confrère “Assahifa” : deux élus, membres de la chambre de l’artisanat et des services à Salé, ont profité d’un voyage en Europe pour élire domicile sur le vieux continent. Simplement, discrètement. Une fois la foire, à laquelle ils ont été censés assister, terminée ils se sont éclipsés, évanouis dans la nature. Un élu qui élit domicile, même ailleurs, je trouve que c’est dans l’ordre des choses. Pas vous ? Alors écouter la suite : ce n’est pas la première fois qu’une telle fugue ait lieu. Il y a un an et demi, deux femmes et un homme (allez comprendre pourquoi elles sont deux et lui seul) ont pris la poudre d’escampette et hop ! Au paradis escale ! Car c’est toujours comme ça que cela s’appelle quand on est censé retourner au pays mais on ne répond pas présent à la fin de la foire.

Puis ? Il ne faut pas trouver tout cela hautement anormal : les harragas, il y en a plein la galerie sous nos cieux. Ceux qui vont de la droite à la gauche, ils passent d’un bord à un autre. Parole du Grand Jacques qui parlait du curé.

Ceux qui partaient de la gauche vers nulle part. Tout en rêvant de paradis sur d’autres rives. Mieux vaut rêvasser, échouer sur des plages que dans les élections prochaines. Bien que l’on soit, dans un cas comme dans un autre mouillé jusqu’à la culotte, il y a davantage de chances de se voir traîné en justice ici qu’ailleurs. Avec les temps qui courent ! On risque d’être rattrapé plus vite qu’en Espagne par exemple.

Après les joueurs, les chômeurs, les activistes de certaines associations de la société civile, les élus et on en passe, l’Europe nous doit tout pardi ! On ne lui cache rien de notre misère. De l’élite à la classe d’en bas, tout y passe.

Tiens, voilà une phrase que je tenais d’un vieux villageois, que lui-même tenait d’un villageois plus vieux que lui, et ainsi de suite jusqu’à l’ancêtre de tous les harragas : il y a plus de bêtise dans la tête de deux élus que dans la tête d’un seul. La preuve, ils étaient deux élus à faire le voyage et étaient deux à ne pas trouver le chemin du retour ! Pourtant, c’était d’une simplicité !

La Gazette du Maroc - O.R.

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