Le 2 octobre, son accord avec le Maroc expire ; le 23, les travaux de son usine commencent
À Meknès, le groupe malaisien DXN lance sa première usine nord-africaine de compléments alimentaires. Le projet prévoit 161 millions de dirhams d’investissement et environ 250 emplois. Trois semaines auparavant, son protocole avec le gouvernement marocain venait pourtant d’expirer.
Le 2 octobre, DXN annonce à la Bourse de Malaisie que son protocole d’accord avec les autorités marocaines a officiellement expiré. Signé en mai 2024, ce document encadrait les discussions sur une nouvelle usine. La convention d’investissement définitive, destinée notamment à fixer les subventions et avantages accordés au projet, restait en cours d’examen.
Vingt et un jours plus tard, le chantier démarre. Le 23 octobre, le groupe annonce avoir obtenu son permis de construire et engagé les travaux dans le parc industriel Agropolis, à Meknès. Le quotidien économique malaisien Business Today confirme cette avancée sur un terrain de 80 765 m².
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Le projet est porté par Dexin Morocco, filiale locale du groupe. Un document déposé à la Bourse de Malaisie en août 2024 prévoyait un investissement de 161 millions de dirhams et la création de 250 emplois directs d’ici fin 2028.
Une usine marocaine pour approvisionner l’Europe
L’usine fabriquera des produits à base de spiruline et de ganoderma, un champignon utilisé dans les compléments alimentaires. Sa production doit desservir l’Afrique du Nord et l’Europe, avec des débouchés envisagés au Moyen-Orient.
Le Maroc constitue déjà le premier marché africain de DXN. Le fabricant souhaite désormais y produire localement pour raccourcir ses circuits d’approvisionnement et réduire ses coûts. À l’échelle mondiale, il ambitionne de porter son réseau de 14 à 21 usines.
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L’expiration du protocole préliminaire n’a donc pas interrompu le projet. Dans sa déclaration boursière du 2 octobre, DXN expliquait que les négociations se poursuivaient directement sur la convention d’investissement définitive.
Depuis, les travaux ont commencé à Agropolis. Le groupe et les autorités marocaines doivent encore finaliser les conditions des aides et incitations financières accompagnant cette implantation.