Onze ans d’études, un doctorat, puis les assises : Aziza M. accusée d’avoir tenté de tuer sa fille

- 16h00 - France - Ecrit par : Betty de G.

Dans sa famille de sept enfants d’origine marocaine, Aziza M. était la seule à avoir atteint le doctorat. Vendredi, devant les assises du Val-d’Oise, son frère et sa sœur ont raconté son rôle auprès des siens alors qu’elle répond d’accusations visant ses propres enfants.

Au premier jour du procès, deux membres de sa famille viennent témoigner en faveur d’Aziza M. Devant la cour d’assises du Val-d’Oise, vendredi 30 octobre, son frère et sa sœur décrivent une femme attentionnée, qui a longtemps servi de soutien à ses proches. Cette habitante de Sannois, âgée de 45 ans, est jugée pour tentative d’assassinat sur l’une de ses filles et violences habituelles sur quatre autres enfants, rapporte Le Parisien.

Née à Creil, dans une famille d’origine marocaine, Aziza M. a suivi un parcours universitaire que ses frères et sœurs n’ont pas emprunté. Après le baccalauréat, elle étudie l’histoire durant onze ans, jusqu’à soutenir une thèse sur les représentations du corps difforme en France entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

Elle travaille ensuite comme documentaliste, puis cesse son activité après la naissance de son quatrième enfant. À l’audience, son parcours familial est évoqué : après plusieurs épreuves, elle a pris en charge des responsabilités auprès de ses frères et sœurs, qui continuent de lui manifester leur confiance.

Les soupçons nés à l’hôpital

L’affaire trouve son origine dans les hospitalisations répétées de l’une de ses filles, âgée de sept ans lors de son placement. L’enfant a subi des examens et des interventions pour des troubles digestifs graves. En janvier 2021, les soignants de l’hôpital Necker, à Paris, se penchent sur son dossier, selon un autre reportage du Parisien.

D’après l’accusation, Aziza M. aurait provoqué ou aggravé plusieurs symptômes, au point de mettre la vie de l’enfant en danger. Devant la cour, elle admet certaines erreurs dans les soins, mais conteste la tentative d’assassinat.

Les débats doivent reprendre lundi 2 novembre. Le verdict est attendu vendredi 6 novembre.