Un parti belge défie sa diplomatie sur la question du Sahara marocain

- 23h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

En Belgique, le Mouvement réformateur (MR) œuvre pour une éventuelle reconnaissance par son pays de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Dans ce sens, il a déposé une proposition de loi au Parlement belge.

Le MR tient sa promesse. Lors d’un nouveau séjour au Maroc en mai dernier, son président Georges-Louis Bouchez, avait annoncé le dépôt d’un texte au Parlement bruxellois « qui visera à reconnaître la souveraineté internationale marocaine sur le Sahara, ainsi que le plan d’autonomie développé par le Maroc ». C’est désormais chose faite. « Dans un contexte géopolitique marqué par les tensions au Sahel, le Maroc joue un rôle-clé contre le terrorisme et l’extrémisme, tout en développant des modèles économiques viables. Notre proposition s’inscrit dans une logique de partenariat stratégique, de sécurité et de croissance partagée », a fait savoir le député libéral Amin El Boujdaini cité dans un communiqué diffusé par son parti groupe.

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Aux yeux du MR, la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara est aussi un gage de stabilité régionale. Il y voit également une opportunité économique pour les deux pays. Le parti appelle donc à l’ouverture d’une antenne économique bruxelloise dans le Sud marocain. « Il est temps que Bruxelles parle d’une seule voix et s’engage concrètement aux côtés du Maroc, un partenaire stable, fiable et incontournable sur la scène africaine. Le développement du Sud marocain est une opportunité que nous ne pouvons ignorer : c’est là que se construit l’Afrique économique de demain », a commenté El Boujdaini.

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Pour le MR, le développement spectaculaire de Dakhla et Laâyoune – zones industrielles, port stratégique, énergies vertes – « ouvre de nouvelles portes aux entreprises bruxelloises, trop souvent absentes de ces marchés ». Le parti estime proposer une « solution pragmatique : établir une présence de terrain, en lien avec le bureau de hub.brussels à Rabat, pour accompagner les PME, créer des passerelles économiques et capter les opportunités locales ». Cependant, cette détermination du MR à œuvrer pour le changement de la position de son pays sur la question du Sahara ne plaît pas au ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

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Interrogé sur RTL Info par rapport au voyage du président du MR, Georges-Louis Bouchez, intervenu en mai dernier, il a répondu sans fard : « Je pense qu’il faut toujours éviter des diplomaties parallèles qui visent peut-être l’intérêt d’un parti au détriment de l’intérêt d’un pays. […] Après, sur le fond du dossier, il y a matière à discussion, bien entendu. »

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