Plannings chamboulés, départs vers Marrakech : les équipages easyJet craquent
Les hôtesses et stewards d’easyJet en France dénoncent des plannings bouleversés au dernier moment et des déplacements imposés vers des bases étrangères. Parmi les exemples cités par les syndicats : Marrakech, où la compagnie s’est installée au printemps.
Les personnels navigants français sont appelés à cesser le travail samedi 15 et dimanche 16 août. Cette fois, les trois organisations représentatives - SNPNC-FO, UNAC-CFE-CGC et UNPNC-CFDT - soutiennent ensemble le mouvement, après l’échec de nouvelles discussions avec la direction.
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Au cœur du conflit se trouvent les plannings. Les syndicats dénoncent des horaires modifiés au dernier moment, rendant difficile toute organisation de la vie personnelle. Certains salariés peuvent également être envoyés soudainement dans une autre base pour combler un manque de personnel.
C’est dans ce contexte que Marrakech apparaît dans le conflit. Le Monde rapporte que, selon les syndicats, l’ouverture de la base marocaine au printemps s’est fortement appuyée sur les hôtesses et stewards français. Ces déplacements vers l’étranger font partie des pratiques aujourd’hui contestées.
93 % pour la grève
La tension semble nettement supérieure aux précédents mouvements. Le SNPNC-FO, qui représente plus de la moitié des salariés concernés selon Le Monde, affirme que 93 % de ses adhérents consultés se sont prononcés en faveur de la grève. Le syndicat évoque un niveau élevé de fatigue et d’exaspération parmi les équipages.
Les représentants des salariés réclament notamment davantage de stabilité dans les plannings. Ils soulignent que les pilotes des bases françaises ont déjà obtenu la possibilité de refuser certains changements de dernière minute et demandent que des protections comparables soient accordées aux hôtesses et stewards.
Les syndicats estiment qu’environ 200 vols pourraient entrer dans le périmètre du mouvement pendant les deux journées. Ils dénoncent par ailleurs des primes pouvant atteindre 700 à 800 euros par jour proposées, selon l’UNAC, aux salariés acceptant de travailler pendant la grève. Ce syndicat a engagé une procédure judiciaire contre cette pratique.
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EasyJet conteste la manière dont le conflit est présenté. La compagnie affirme avoir proposé des ajustements pour répondre aux revendications et demande l’abandon du mouvement, qu’elle qualifie d’« opportuniste ». Des négociations sont prévues en septembre. La compagnie a également assuré qu’elle ferait son possible pour limiter les perturbations et proposerait notamment transferts gratuits ou remboursements aux voyageurs affectés.