Procès d’intégristes à Rabat : rassemblement devant le tribunal

- 09h49 - Maroc - Ecrit par :

Plusieurs centaines d’islamistes se sont rassemblés silencieusement lundi devant la cour d’appel de Rabat, à la reprise d’un procès en appel des proches de cheikh Abdessalam Yassine, chef de l’Association Al Adl Wa Ihssane, a constaté l’AFP.

La cour a décidé un nouveau report du procès au 6 février prochain, sans établir de lien entre cet ajournement et la présence massive des militants de cette association tolérée mais non reconnue.

Seize militants de cette association islamiste, y compris cinq membres de la famille de Yassine, ont été condamnés en première instance, le 23 février 2001, à quatre mois de prison avec sursis pour "attroupement illégal".

"Nous sommes venus soutenir les prévenus, à l’appel de notre organisation", a déclaré à l’AFP un militant d’Al Adl Wal Ihssane, le plus important mouvement intégriste au Maroc.

Le rassemblement devant le siège du tribunal d’appel, dans le centre de la capitale, a été organisé à l’heure de la reprise des auditions de ce procès déjà plusieurs fois reporté.

A l’intérieur même de la salle d’audience, c’est l’affluence des militants et sympathisants d’Al Adl au tribunal qui a contraint la cour, selon la défense, à ajourner une nouvelle fois le procès.

"Considérant que la salle du tribunal était trop petite pour un public nombreux, le président de la cour a décidé d’ajourner le procès au 6 février", a regretté Me Idrissi Khalil, l’un des trente avocats de la défense, dans une déclaration à l’AFP.

Parmi les quinze prévenus figurent l’épouse d’Abdessalam Yassine, Mme Lalla Malika, ses deux filles, Mériem et Nadia, son fils Kamil ainsi que son son beau-fils, Abdellah Chibani, époux de Nadia.

Les accusés avaient participé en décembre 2000 à une manifestation "non autorisée" tenue à l’occasion du 52ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

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