Blanchiment d’argent : Le Maroc serre la vis et ça paye

- 12h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

La lutte contre les activités de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme connaît des progrès significatifs au Maroc. En témoigne le nombre de déclarations de soupçon reçues par l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) en 2022.

En 2022, l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) a reçu, un total de 5 208 déclarations de soupçon liées à des cas de blanchiment de capitaux-financement du terrorisme (BC-FT), soit une hausse de 52,7 % par rapport à 2021. D’après les deux guides expliquant le processus d’identification des risques et les mesures de vigilance à appliquer dès l’entrée en relation avec un client potentiel que l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale qui accompagne le secteur de la retraite dans l’implémentation d’un dispositif efficace de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a publiés, les déclarations de soupçon portant sur les cas de blanchiment d’argent culminent à 5 171, soit une progression de 53,76 % par rapport à l’année 2021. L’ANRF a, elle, reçu 37 déclarations liées au financement du terrorisme.

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S’agissant du nombre de déclarations de soupçons liées au blanchiment de capitaux, il est passé de 1 059 en 2018 à 5 171 en 2022, ce qui représente une hausse de 388 %. « Cette augmentation reflète les efforts déployés par l’Autorité avec ses partenaires des secteurs financier et non financier et l’ensemble des acteurs du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, qui se sont matérialisés au cours de l’année 2022, par la tenue de réunions périodiques pour assurer le suivi et l’enrichissement de dossiers avec les personnes assujetties des secteurs financier et non financier, en coordination avec les Autorités de supervision et de contrôle », indique l’ANRF.

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Avec 34,4 % des déclarations reçues en 2022, le secteur bancaire (banques conventionnelles, banques Offshore et banques participatives) se hisse en tête des pourvoyeurs de déclarations de soupçon. Il est suivi par les établissements de paiement (services de paiement et transfert de fonds), avec une part de 29,7 % des déclarations de soupçons reçues en 2022. Par ailleurs, des déclarations de soupçon liées au secteur non financier au processus des déclarations ont été reçues pour la première fois en 2022.

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