Le profil inquiétant du terroriste franco-marocain Radouane Lakdim

- 09h00 - France - Ecrit par : S.A

Le procès de sept individus accusés d’avoir fréquenté le terroriste franco-marocain Redouane Lakdim, qui avait commis les attaques terroristes de Carcassonne et de Trèbes, qui ont fait quatre morts – dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame – et plusieurs blessés, avant d’être abattu par le GIGN le 23 mars 2018, s’est ouvert ce lundi 22 janvier à Paris.

Rzdouane Lakdim est un Franco-marocain né le 11 avril 1992, à Taza au Maroc. Fiché S dès 2014, il est connu pour des faits de droit commun dans la cité Ozanam gangrenée par le trafic de drogue, fait savoir La Dépêche du Midi. À l’époque, il avait 22 ans. Sa radicalisation religieuse n’a point perturbé son proche environnement. Une dérive et un passage à l’acte facilités « du fait de son intégration dans l’association de malfaiteurs dirigeant les activités criminelles dans les cités carcassonnaises », estiment les juges antiterroristes. Il était un homme “paranoïaque” qui a toujours un couteau sur lui, selon ses précédentes copines. Redouane pratiquait la boxe, sport de combat à la mode chez les apprentis jihadistes. Il oblige sa nouvelle petite amie, Marine, à se convertir à l’islam. Son souhait était de partir en Syrie, de combattre contre l’Occident. Il voulait mourir en martyr.

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Lorsque son appartement familial, cité Ozanam, à Carcassonne, a été perquisitionné le 23 mars 2018, en fin d’après-midi, les policiers antiterroristes ont retrouvé deux couteaux crantés à longues lames, un sabre et des munitions et un petit arsenal d’armes dissimulé dans différentes pièces. Les enquêteurs sont également tombés sur
des lettres faisant allégeance à l’État islamique. Selon l’accusation, l’argent issu du trafic de produits stupéfiants, des cigarettes de contrebande et du trafic d’armes, a rendu possible le financement de ses actes terroristes. Lakdim est condamné en 2011 et 2015 pour détention d’armes et trafic de drogue.

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Son statut de délinquant lui a permis un temps d’échapper à la justice, voire de détourner l’attention des policiers antiterroristes. Ceux-ci n’ont pas su qu’il s’était radicalisé et préparait des attaques terroristes. Les relations du Franco-marocain avec des Tchétchènes dans un club de boxe local avaient mis en alerte l’antenne des renseignements intérieurs (RI) de Perpignan et des policiers du renseignement territorial (RT), de Carcassonne. Celle-ci l’a suivi sans se douter son statut de terroriste.

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