« Un psychopathe pervers » : perpétuité pour le meurtrier de Sihem, 18 ans, dans le Gard
La cour d’assises du Gard a condamné Mahfoud Hansali à la peine maximale pour le meurtre de Sihem, 18 ans, tuée en janvier 2023. Malgré les aveux de l’accusé sur la dissimulation du corps, le procès s’est achevé sans que le mobile exact de ce crime sordide ne soit clairement établi.
L’immense besoin de justice exprimé par la famille de la victime a trouvé une réponse ferme. Mercredi 25 mars, Mahfoud Hansali, 42 ans, a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir frappé et étranglé la jeune femme, dont le corps avait été retrouvé partiellement dénudé sous des branches dans un sous-bois près d’Alès. Comme le relate le quotidien Midi Libre, le médecin légiste a estimé l’agonie de la victime entre une et trois minutes.
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Dans son réquisitoire implacable, l’avocat général n’a trouvé aucune circonstance atténuante à l’accusé, le qualifiant de « psychopathe pervers » méritant de finir ses jours en cellule. Si la défense a tenté de mettre en avant le fait que Mahfoud Hansali a soulagé sa conscience en indiquant l’emplacement de la dépouille, son attitude lors des débats a lourdement pesé en sa défaveur. L’homme, qui a déjà passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux, a fait preuve d’un déni absurde en refusant d’admettre les coups et l’étranglement, pourtant formellement prouvés par la médecine légale.
Le mystère le plus troublant de ce dossier reste celui du mobile. La thèse initiale d’un faux enlèvement lié à un trafic de stupéfiants a été balayée au fil des audiences. L’accusation a finalement privilégié la piste d’une agression sexuelle ayant dégénéré, ou d’une drague insistante refusée par la jeune baby-sitter. Selon l’avocat général, Mahfoud Hansali l’aurait tuée pour l’empêcher de parler et de le dénoncer.
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Face aux questions incisives des jurés, notamment sur le fait qu’il n’ait jamais violenté son ex-femme en dix ans de vie commune, l’accusé est resté impénétrable. Il emporte avec lui le secret de ce huis clos mortel, mais a fait savoir par la voix de ses avocats qu’il acceptait sa condamnation et ne ferait pas appel. Une maigre consolation pour les proches de Sihem, qui pleurent la perte d’une jeune fille solaire dont l’absence laisse un vide immense.