Quatre appartements leur passent sous le nez : « Parce que mon compagnon est marocain »
Une Italienne de 30 ans affirme avoir vu quatre locations lui échapper parce que son compagnon est d’origine marocaine. Malgré les garanties proposées, le couple n’a même pas pu visiter trois des appartements.
Giulia Calderoni, une trentenaire de Russi, près de Ravenne, cherchait pour la première fois un logement avec son compagnon marocain. Leur dossier a successivement été écarté par une propriétaire privée puis pour trois appartements proposés par une agence immobilière, raconte le Corriere Romagna.
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La première piste semblait pourtant réglée. Une connaissance de la mère de Giulia disposait d’un appartement qui devait se libérer quelques semaines plus tard. Au cours d’une conversation, la propriétaire se plaint de précédents locataires maghrébins qui auraient dégradé son logement. La mère lui indique alors que le compagnon de sa fille est d’origine marocaine.
Lorsque le couple se prépare à visiter les lieux, la propriétaire lui annonce soudainement que l’appartement n’est plus disponible.
Giulia et son compagnon se rendent le jour même dans une agence immobilière. L’employée lui demande alors s’il est indispensable que le nom du jeune homme figure sur le bail. Elle l’avertit que sa présence sur le contrat pourrait « poser des problèmes ».
Giulia refuse de louer seule. Le logement doit être celui du couple et son compagnon, dont le titre de séjour approche de son expiration, a besoin d’une adresse de résidence pour accomplir ses démarches de renouvellement.
Six mois de garantie ne suffisent pas
L’agence leur propose ensuite trois appartements. Pour le premier, le propriétaire réclame une garantie bancaire équivalente à six mois de loyer. Le couple accepte cette condition et propose également les garanties de la mère de Giulia.
La jeune femme ne disposait pas encore d’un contrat de travail, mais affirme qu’une entreprise locale cherchait depuis plusieurs mois à la recruter et qu’elle pouvait présenter un contrat dès le lendemain. Cela ne leur permettra pas de visiter le logement.
Les deux autres visites prévues seront également annulées. L’agence explique au couple que les propriétaires préfèrent rechercher des locataires « plus tranquilles ». Giulia estime que cette formule vise directement les origines de son compagnon.
Cette situation rappelle celle de Marocains écartés de locations avant d’avoir pu défendre leur dossier. Dans le cas de Giulia, le couple affirme n’avoir jamais été reçu par les trois propriétaires passés par l’agence.
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« Ce qui me met en colère, c’est qu’ils ne nous ont même pas vus », dénonce la jeune femme. « Le sérieux et la fiabilité d’une personne ne dépendent pas de sa nationalité. »