Rabat aura des bus électriques, ils iront jusqu’à Salé et Témara
La ville de Rabat a été sélectionnée par le C40 Cities Finance Facility (CFF) pour bénéficier d’un soutien technique et financier. Ce programme aidera la capitale marocaine à transformer ses plans climatiques en un projet concret d’infrastructure verte, centré sur la mobilité électrique.
Le projet consiste à déployer 30 nouveaux bus électriques qui circuleront sur une nouvelle ligne express nord-sud reliant Salé, Rabat et Témara. En complément, le projet prévoit l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de trois dépôts d’autobus, combinant ainsi mobilité électrique et énergies renouvelables.
La maire de Rabat, Fatiha El Moudni, a salué cette sélection. « Ce projet essentiel constitue une étape clé dans la mise en œuvre de notre vision stratégique pour une mobilité urbaine durable », a-t-elle déclaré, le qualifiant d’« investissement structurant conçu pour améliorer la qualité de vie » des citoyens et de « modèle pionnier au Maroc ». L’initiative vise à offrir un service de transport « plus fiable, plus silencieux et plus propre » et permettra de tester des modèles de gouvernance innovants.
Une initiative internationale pour le climat urbain
L’annonce a été faite lors du Sommet mondial des maires du C40 à Rio de Janeiro, qui célébrait le dixième anniversaire du CFF. Aux côtés de Rabat, trois autres villes d’Amérique du Sud ont été sélectionnées pour des projets similaires : Belo Horizonte et São Paulo au Brésil, et Carthagène en Colombie. Ingrid Simon, co-directrice du CFF, s’est réjouie de ces partenariats qui visent à « créer des environnements plus propres et plus sains ».
Le C40 Cities Finance Facility, mis en œuvre par la GIZ allemande et le C40 depuis 2015, est une structure qui aide les villes du Sud à préparer des projets d’infrastructures et à les connecter au financement climatique international. Soutenu par les gouvernements allemand et britannique, il a établi des partenariats avec plus de 30 villes et vise à mobiliser plus d’un milliard d’euros d’investissements d’ici 2030.