Un rappeur marocain arrêté par la police, ce qu’on lui reproche
Le rappeur Souhaib Qabli comparaît ce jeudi devant le tribunal de Taza pour outrage aux services de sécurité et critique de la normalisation avec Israël. Membre du mouvement Justice et Bienfaisance (Adl Wal Ihssane), il risque des sanctions pour ses textes engagés.
Le jeune rappeur de 23 ans a été renvoyé en jugement par le parquet marocain mercredi. Appartenant au courant d’opposition Justice et Bienfaisance, Souhaib Qabli s’était rendu volontairement à une convocation de la police lundi dernier avant d’être placé en détention.
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Selon son avocat Mohamed Taifi, cité par EFE , la justice lui impute l’« insulte de fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions », l’outrage à un organe constitutionnel et la diffusion de « faits faux ». Les poursuites visent des vidéos publiées sur sa chaîne YouTube.
Les accusations s’appuient sur les titres « Nous voulons savoir », dénonçant la répression, et « Non à la normalisation ». Ce dernier morceau s’en prend au rapprochement entre le Maroc et Israël, un sujet contesté par les courants islamistes depuis l’accord tripartite de 2020.
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Étudiant à Taza, l’artiste a débuté sa carrière en 2021. Son procès intervient alors que les liens entre Rabat et Tel-Aviv se sont renforcés après la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara.