Retraite au Maroc : La kasbah de Mimi...

- 01h19 - Maroc - Ecrit par : L.A

Professeur de piano originaire de Basse-Normandie, Michèle Bouché coule une retraite active dans les gorges du Dadès près de Ouarzazat, à l’ombre de sa kasbah transformée en maison d’hôtes avec piscine

Les habitants du typique village berbère d’Ait Youl des gorges de Dadès l’appellent Mimi comme ses petits-enfants de France. La kasbah du même nom est bâtie en terre de Pisé avec la couleur ocre des solides demeures de cette région adossées aux flancs de l’Atlas. "J’ai acheté cette vieille bâtisse en 2001 et j’y habite depuis ma retraite en 2004" dit Michèle Bouché.

Ancienne professeur de piano du Conservatoire régional de Caen, elle a été rejointe par son époux Jean-Marc, pianiste de l’orchestre philharmonique de la même ville caennaise. "Nous cherchions un pays d’accueil pour notre retraite, un pays francophone comme le souhaitait mon mari. Cette région du Maroc nous a séduits car le temps est ici comme "aboli". Pour des gens à la retraite, c’est important de ne plus être victime du jeunisme ambiant de France. Ici, on peut entreprendre à 60 ans sans que cela pose de remarques. Les autorités locales donnent les moyens à ceux qui veulent créer quelque chose. Et puis, le pays est très tolérant avec les étrangers. Ce peuple a une grande ouverture d’esprit, héritée du 8ème siècle avec l’université de Qarawiyyine de Fès...".

Pour le plaisir

C’est une envie de soleil en février qui a attiré ici le couple français. "Nous avons pris un vol sec pour Marrakech et on s’est retrouvés à faire des randonnées dans d’Atlas en partant à l’aventure". Les pianistes se sont rapidement mis au diapason pour la beauté des gorges du Dadès, sa verdure, ses jardins. "On a eu un coup de foudre pour une maison berbère après avoir décidé de passer notre retraite dans cette région. On y est venus régulièrement depuis 1996, jusqu’à acheter une kasbah à restaurer, sans eau ni électricité. Le dossier de la procédure d’acquisition de cette maison titrée a demandé environ deux semaines".

Depuis l’an dernier, Mimi accueille les touristes du monde entier. "C’est une activité de plaisir, pour des gens attirés par le calme et la nature. Nous n’avons ni fax ni internet encore, c’est ce côté intemporel qui plaît à nos visiteurs". Créer une maison d’hôtes c’est retrouver une vie de famille aussi. Mimi prépare une cuisine qu’elle appelle méditerranéenne, avec les produits du marché. Mais elle a aussi l’ambition de donner à sa kasbah une note artistique, autour de concerts classiques avec son mari qui a apporté son beau piano quart de queue dans la vallée du Dadès.

Le Petit Journal - Didier Bouville

  • Le Maroc intègre le "baromètre Axa de la retraite"

    Le Maroc sera le premier pays arabe et africain à être intégré au ''baromètre AXA de la retraite'', une étude qui permet aux actifs de donner leur vision de la retraite et aux retraités de s'exprimer sur la réalité de leur vécu.

  • Kasbah et Ksour du Maroc : Les icônes du Sud

    Sur les berges d'un oued des vallées du Drâa ou du Dadès, là où fleurissent des milliers de lauriers-roses, de magnifiques kasbah et ksour en ruine, lancent un dernier défi au temps et à l'érosion.

  • Ces étrangers qui "adorent" les riads de Fès

    Sur les 52 riads et maisons d'hôtes recensés actuellement dans la médina, 8 sont tenus par des étrangers, si l'on en croit les responsables du Conseil régional du tourisme (CRT-Fès). Et la tendance est à la hausse, puisque tous les jours des riads continuent de se vendre auprès d'une population française, espagnole, anglaise, belge…

  • Portrait de Lahcen Zinoun, danseur

    Voici, l'histoire d'un parcours, la ferveur d'un homme, la vie passionnée et passionnelle du danseur étoile, Lahcen Zinoun. La danse au Maroc remonte à bien des siècles et répond aux noms d'Ahwash. Être danseur au Maroc relève du tour de force. Pourtant, après un parcours du combattant, Lahcen Zinoun est arrivé à imposer la danse académique. Il a même fait mieux en parvenant et à monter une école de danse, et à organiser à Casablanca le premier festival international de danse contemporaine.

  • Les Français apprécient Mohammedia

    L'Association des Français de Mohammedia (AFM) rassemblant 170 familles est une structure impliquée dans la vie locale et ouverte et tous. L'AFM a été créée fin 1999 dans une localité qui attire de plus en de Français travaillant à Casablanca ayant choisi de vivre au calme.

  • Expulsés : Au pays, ils n'ont souvent ni maison ni argent

    Mohamed, 42 ans, expulsé au Maroc il y a trois semaines : « C'est un cauchemar »

  • Agadir signe le plus grand drapeau du monde

    Agadir tente de faire son entrée dans le Livre Guinness en battant le record du plus grand drapeau dans le monde. Le drapeau, qui mesure 74 mètres sur 47, a été présenté au public samedi dernier.

  • Ouarzazate, une perle nichée sur le chemin des mille kasbahs

    Au seuil du Grand Sud s'élève la majestueuse Ouarzazate, mélange saisissant d'oasis, de casbahs et de vallées florissantes. Un vaste plateau désertique qui attire des touristes de différentes nationalités.

  • La double nationalité : un bien ou un mal ?

    Dans un monde de plus en plus globalisé, les gens émigrent pour de multiples raisons : pour faire des études, pour un emploi, pour de nouvelles expériences, voire pour échapper à une situation de guerre. Porteurs d'identités diverses et parfois concurrentes dans leur nouveau contexte, ces "doubles nationaux" reçoivent en partage des problèmes et des opportunités uniques dans leurs nouveaux pays.

  • Tourisme : La manne des "Seniors"

    Attirés par ses charmes touristiques, bon nombre de retraités européens choisissent le Maroc comme lieu de résidence. À l'engouement de ces touristes d'un nouveau genre répond une offre… qui a du mal à suivre.