Revolut au Maroc : Jouahri remet les pendules à l’heure
Abdellatif Jouahri a tenu à clarifier la nature de la rencontre avec Revolut. La fintech a exprimé son intérêt pour le Maroc, mais elle n’a pas demandé officiellement d’agrément à Bank Al-Maghrib.
Revolut n’a pas déposé de demande d’agrément au Maroc. Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, a tenu à le préciser après avoir confirmé une rencontre avec les responsables de la fintech au début du mois de juin.
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Le groupe n’est pas venu demander une autorisation formelle pour exercer au Maroc. Il a plutôt exprimé son intérêt pour le marché marocain, en mettant en avant ses perspectives de développement et le rôle que pourrait jouer le royaume comme interface vers l’Afrique.
La précision est importante, car Bank Al-Maghrib n’a donc pas refusé un agrément à Revolut. « Mais ils n’ont pas demandé d’agrément », a insisté Abdellatif Jouahri. « Ils ne sont pas venus me dire “nous voulons un agrément”. »
Le wali explique avoir simplement répondu aux responsables de Revolut que la période n’était pas favorable. Bank Al-Maghrib est mobilisée par d’autres chantiers, notamment le dossier des banques marocaines en Europe et les évaluations internationales prévues en fin d’année.
La discussion a donc été reportée, sans décision formelle sur une éventuelle arrivée de Revolut au Maroc. « Ils ont dit “nous sommes intéressés par le Maroc” », a résumé Abdellatif Jouahri, en précisant leur avoir expliqué que la banque centrale était actuellement « occupée à un tas d’autres choses ».
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Cette mise au point permet d’éviter toute confusion. Revolut s’intéresse bien au Maroc, mais il n’y a ni demande officielle d’agrément, ni refus formel de Bank Al-Maghrib. Le dossier reste simplement repoussé à plus tard.