Sahara : un éventuel retour de Donald Trump au pouvoir sera bénéfique pour le Maroc

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Après avoir décrété la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara sous son administration en décembre 2020, l’ancien président américain Donald Trump pourrait mettre fin définitivement au conflit du Sahara s’il remportait les élections de novembre 2024. C’est du moins ce que pense, George Lombardi, son conseiller principal.

Dans une interview au média espagnol Atalayar, George Lombardi, conseiller principal de l’ancien président américain Donald Trump, se dit confiant que si le candidat des Républicains remportait la présidentielle de 2024, il pourrait amener l’Algérie et le Polisario à la table des négociations pour résoudre le conflit. « Trump était un ami proche du roi du Maroc, bien plus proche qu’Obama ou même Biden. […] Je suis sûr qu’il existe une forte amitié entre Trump et le roi Mohammed VI, indépendamment de tout le reste, car tous deux se soucient de leurs pays et de leurs peuples, et tous deux essaient de rechercher la paix et le progrès économique », a ajouté celui qui a plus de 30 ans d’expérience dans le monde des affaires, en politique et dans le milieu universitaire, et qui a beaucoup écrit sur les affaires internationales.

À lire :Polisario : les États-Unis menacent l’Algérie

Lombardi a en outre salué l’Initiative de l’Atlantique pour l’Afrique lancée par le roi Mohammed VI. Selon lui, elle sera bien accueillie aux États-Unis et en Europe. « Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, a déclaré que l’initiative est particulièrement importante, car elle rassemble des personnes ayant les mêmes valeurs avec les mêmes objectifs et c’est ce qui se passe actuellement dans le monde », a-t-il noté. Et de poursuivre : « Le Maroc est un ami historique des États-Unis et des pays les plus occidentaux de l’Europe, et cette amitié historique se poursuivra ».

À lire :Sahara : les États-Unis réaffirment leur soutien au Maroc

En juillet dernier, les États-Unis ont maintenu leur position sur le Sahara. Alors que l’Algérie espère que les États-Unis reviendront sur leur décision, « le président Biden n’a pas changé la proclamation [de son prédécesseur Donald Trump sur le Sahara], car c’est un fait historique », avait déclaré Elizabeth Moore Aubin, ambassadrice des États-Unis en Algérie dans une interview accordée au site marocophobe algérien La Patrie News. Depuis 2008, les États-Unis soutiennent le plan d’autonomie marocain, avait-elle rappelé, estimant que ce plan demeure une solution viable. Aussi, avait-elle souligné que l’administration de Biden « continue de considérer le plan d’autonomie du Maroc comme sérieux, crédible et réaliste, porteur d’une approche qui peut satisfaire les aspirations du peuple du Sahara ».

  • Trump réélu : des milliards de dollars d'investissements au Sahara marocain ?

    Alors que certains pays redoutent le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, d'autres, comme le Maroc, saluent l'élection du nouveau président des États-Unis qui avait reconnu la marocanité du Sahara en décembre 2020, à la fin de son premier mandat, et annoncé l'ouverture d'un consulat américain à Dakhla.

  • Sahara : les États-Unis douchent les espoirs des Algériens

    Les États-Unis ne sont pas près de revenir sur la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. L'ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, est on ne peut plus clair sur la question.

  • Le Maroc attend beaucoup de Donald Trump

    Le Maroc s'attend à un renforcement de la coopération avec les États-Unis avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Rabat espère que le président américain, qui avait reconnu la marocanité su Sahara lors de son précédent mandat, procédera, comme il l'avait annoncé il y a cinq ans, à l'ouverture d'un consulat américain à Dakhla.

  • Donald Trump de retour : vers un nouveau cap dans les relations maroco-américaines ?

    L'élection de Donald Trump aux États-Unis pourrait marquer le début d'une nouvelle ère dans les relations entre Rabat et Washington. Lors de son premier mandat, le nouveau président américain avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

  • La CIA adopte la carte du Maroc intégrant le Sahara

    À quelques heures de l'investiture du 47ᵉ président des États-Unis, Donald Trump, prévue ce lundi, l'Agence centrale de renseignement (CIA) affiche la carte du Maroc intégrant le territoire du Sahara.

  • Sahara : pourquoi le retour de Trump inquiète-t-il l'Espagne ?

    Des experts espagnols s'accordent à dire que le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis devrait changer la donne dans le conflit au Sahara. Le nouveau président américain, qui était le premier à reconnaitre la marocanité du Sahara en 2020, pourrait user de son influence pour obtenir une adhésion plus large de la communauté internationale au plan marocain d'autonomie.

  • La visite très stratégique de Jared Kushner et Ivanka Trump à Dakhla

    Jared Kushner et son épouse Ivanka Trump seraient attendus prochainement à Dakhla dans le cadre d'un voyage privé. Un déplacement qui intervient quelques semaines avant l'investiture du nouveau président américain Donald Trump, et pourrait être vu comme un signe annonciateur du soutien réaffirmé des États-Unis en faveur de la marocanité du Sahara.

  • Ce que Donald Trump a dit au roi Mohammed VI sur le Sahara

    Le président Donald Trump a saisi l'occasion de la Fête du Trône pour réaffirmer la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara et le soutien de Washington au plan d'autonomie de ce territoire, proposé par le royaume pour mettre fin à ce conflit.

  • Face à Donald Trump, les entreprises chinoises misent sur le Maroc

    Face aux menaces du président américain élu Donald Trump de durcir les droits de douane sur les produits en provenance de Chine, du Mexique et du Canada, de nombreuses entreprises chinoises décident de délocaliser leurs activités au Maroc.

  • Maroc-Algérie : le fragile équilibre menacé par le retour de Trump

    Si le président américain fraîchement élu Donald Trump ne poursuit pas les « ouvertures » et les tentatives de pousser le Maroc et l'Algérie à la retenue, le risque d'un conflit ouvert entre les deux pays voisins sera élevé. C'est du moins ce que pense le groupe de réflexion International Crisis Group.