Scandale Epstein : quand le milliardaire déchu voulait s’offrir un patrimoine marocain à Tanger
Les documents récemment déclassifiés par la justice américaine dévoilent un chapitre méconnu des activités de Jeffrey Epstein : son intérêt marqué pour l’immobilier de prestige au Maroc. En 2015, le financier déchu avait entamé des négociations pour acquérir des monuments architecturaux à Tanger.
Le nom de la ville du Détroit apparaît dans les archives du scandale Epstein. Selon des correspondances électroniques rendues publiques par le ministère de la Justice américain, le milliardaire, décédé en détention en 2019 alors qu’il était poursuivi pour trafic sexuel, avait activement prospecté le marché immobilier tangérois bien avant son arrestation.
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Les échanges avec un courtier international révèlent deux cibles principales. Epstein avait jeté son dévolu sur la « Villa Putman », une résidence emblématique surplombant le détroit de Gibraltar, conçue par la célèbre designer française Andrée Putman. Parallèlement, il s’était intéressé au bâtiment de l’ancien consulat d’Italie, un édifice historique datant de la période internationale de la ville. Ce dernier bien était envisagé comme une option plus abordable, estimée à environ 2,9 millions d’euros, nécessitant toutefois un budget de rénovation conséquent.
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Si ces documents attestent de démarches concrètes et de négociations poussées en 2015, aucune donnée officielle ne confirme la finalisation d’une transaction. Ces révélations ajoutent une dimension nord-africaine à la cartographie des mouvements de Jeffrey Epstein, dont les archives continuent d’exposer les réseaux d’influence et les projets d’investissement à travers le monde.