Transferts des MRE : Un pactole historique de 13 milliards d’euros attendu
La banque centrale marocaine rehausse ses prévisions de croissance pour 2026, tablant désormais sur 5,6 %. Cette dynamique s’appuie sur des conditions climatiques exceptionnelles et des investissements massifs, tout en maintenant une inflation maîtrisée sous la barre des 1 %.
À l’issue de sa première réunion annuelle, Bank Al-Maghrib estime que la volatilité des cours du brut, liée au conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, aura un « impact relativement contenu » s’il reste de courte durée. L’institution souligne que la « forte dynamique des secteurs non agricoles » devrait se poursuivre, portée par les infrastructures, tandis que la production agricole rebondit vigoureusement.
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Portée par ces facteurs favorables, l’économie nationale, qui aurait déjà progressé de 4,8 % en 2025, devrait fortement accélérer avant de ralentir à 3,5 % en 2027. Sur le front des prix, l’institution mise sur la stabilité avec une inflation modérée fixée à 0,8 % cette année, justifiant le maintien de son taux directeur inchangé à 2,25 %.
Cette vitalité s’appuiera fortement sur d’excellentes perspectives à l’export, notamment dans l’industrie automobile (+13,7 %) et la vente de phosphates (+19,4 %). Les recettes touristiques et les transferts de la diaspora marocaine devraient franchir des records, atteignant respectivement 16 et 13 milliards d’euros, avec des investissements directs étrangers représentant 3,5 % du PIB.
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Enfin, malgré un déficit du compte courant attendu à 3,1 % du PIB cette année en raison du coût des matières premières, le déficit budgétaire poursuivrait sa rigoureuse trajectoire descendante. Il devrait ainsi se réduire progressivement de 3,6 % en 2025 à 3,5 % durant l’exercice actuel, pour atteindre 3,4 % en 2027.