Il vole des téléphones à l’aéroport de Casablanca pour financer une fête familiale
Le procès du vaste vol de téléphones à l’aéroport Mohammed V de Casablanca révèle des détails inattendus. Un accusé a avoué avoir écoulé la marchandise pour financer une fête familiale, tandis que ses coaccusés rejettent en bloc les accusations.
Devant la cour d’appel de Casablanca, l’un des prévenus a expliqué en détails le mode opératoire ayant visé des envois vers l’Afrique. Le 10 janvier 20 25, l’homme a dissimulé quarante appareils sur son propre corps pour déjouer la vigilance des agents. L’argent récolté lors de la revente a en partie servi, a-t-il affirmé, à financer une « Aqiqa », une célébration de naissance au profit de la nièce de son épouse, motivant son geste par les difficultés financières de ses proches. Une première transaction effectuée à Berrechid avait déjà généré 35 000 dirhams, sur lesquels une commission de 5 000 dirhams a été versée à un intermédiaire.
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L’affaire, détaillée par Al3omk, porte sur la disparition de plus de 600 téléphones portables de la zone de fret, représentant un préjudice supérieur à 1,5 million de dirhams. Les individus poursuivis risquent de lourdes peines pour vol qualifié en bande organisée, avec les circonstances aggravantes de la nuit et de leur statut d’employé. Lors de l’audience, le parquet a souligné la démarche de l’auteur principal, unique suspect à s’être rendu spontanément aux autorités pour corroborer les conclusions de l’enquête préliminaire.
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À la barre, les autres mis en cause ont opté pour la dénégation totale. Un technicien a assuré qu’il séjournait à l’étranger au moment des disparitions, justifiant son innocence par des documents de voyage. Un de ses collègues a également contesté les faits, estimant que la présence des scanners et des fouilles de la Gendarmerie royale rendait la zone hermétique. Afin de confronter ces versions, le président du tribunal a fait diffuser les bandes de vidéosurveillance captant les allées et venues dans l’entrepôt international.