Amina Benkhadra lance son plan d’urgence pour l’énergie

- 13h05 - Maroc - Ecrit par : L.A

C’est connu : le Maroc est sous pression sur la question énergétique. Pour accompagner l’accroissement de la demande, le besoin en investissements est urgent. C’est donc dans un contexte particulier que Amina Benkhadra a exposé devant le Souverain les premières conclusions de la composante électrique d’une étude stratégique sur l’énergie. « Le tout sera bouclé d’ici la mi-mai », comme l’a confié à L’Economiste la ministre de l’Energie et des Mines. Le plan se traduira par des actions sur l’offre électrique. Sur ce chapitre, on prévoit un schéma d’équipements et de développement des infrastructures existantes. D’abord, il s’agira de renforcer l’interconnexion. Ensuite, il faudra s’attaquer à un plan national de bassins de rétention pour équiper les barrages. Au menu également, un programme national de batteries de condensateurs et l’exploration des options de capacités supplémentaires.

Sur le registre de la demande, l’étude a retenu plusieurs mesures comme la réduction de la consommation énergétique. L’une des dispositions prises concerne la généralisation des lampes à basse consommation (LBC) aux régies et aux autres distributeurs. « Cette initiative de l’ONE est arrivée à peine 40.000 lampes installées. Il faut atteindre l’objectif de 15 millions de lampes dès 2009 », a indiqué la ministre. D’ailleurs, le premier contrat-programme que l’Etat signera avec les distributeurs prochainement comporte une composante lampes à basse consommation. Benkhadra veut également généraliser le chauffe-eau solaire dans les bâtiments administratifs. L’éclairage public, grand consommateur d’électricité, n’est pas en reste. En effet, plusieurs villes, notamment Rabat, laissent les lampadaires allumés toute la journée. Le gaspillage de cette source rare et chère est un trait commun de toutes les collectivités locales. Amina Benkhadra avance également un plan national d’efficacité énergétique pour les industriels haute et moyenne tension. Sur ce registre, elle compte intensifier les audits énergétiques. Elle veut également mettre en place un tarif optionnel super pointe pour les industriels THT-HT.

A cela s’ajoute une tarification sociale et incitative à la réduction de la consommation ou à l’effacement de la pointe pour tous les résidentiels et les collectivités locales. Dans le pipe également, la tarification bi-horaire optionnelle. Parmi les mesures sur la demande envisagées figure également le passage à l’heure d’été, si c’est nécessaire, précise la ministre.

La gouvernance de cette question énergétique a été également tranchée devant le Souverain. Ainsi, un ancrage de haut niveau, avec des objectifs et des rôles définis pour les différents intervenants, a été arrêté. Le comité national d’orientation sera présidé par le Premier ministre. Quant au comité de pilotage, chargé du suivi de l’exécution du plan, il reviendra à Amina Benkhadra. En pratique, sept groupes de travail seront mis en place. L’un consacré aux clients THT-HT, un autre aux contrats-programmes, un autre aux aménagements de charge…

Il est à noter que l’étude comporte encore deux autres phases. La première est relative à la mise en place d’une stratégie renouvelée et à la planification des capacités à l’horizon 2020-2030. La troisième phase porte sur la réorganisation du secteur, avec la promulgation des codes électrique et gazier. Dans le pipe également, le CDER qui se transformera en une agence pour les énergies renouvelables.

Source : L’Economiste - Mohamed Chaoui

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